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samedi 12 mai 2018

Guérir de l'anorexie

La guérison ce n’est pas glamour, ce n'est pas un conte de fée, ce n’est pas un sujet pour faire des likes et avoir son ¼ de célébrité. 

C’est compliqué, douloureux et long mais ça vaut le coup.

Ici je vais vous parle de mon vécu 




J’ai commencé à aller mieux du moment où j’ai arrêté de courir après les pourquoi. Au final je m’en balance du pourquoi et du comment. J’ai avancé quand j’ai arrêté de me prendre pour une petite chose faible et que j’ai commencé à croire en moi. 

Il y a une chose qui m’énerve souvent sur IG, ce sont les gens qui se prétendent guéris des tca alors que non. Ils persistent à avoir des comportement de malades qu’ils justifient avec le fameux healthy. Continuer à vivre pour son poids, son taux de masse grasse, continuer à faire des régimes et cie c’est être toujours malade. 

Si je devais donner un pourcentage de mon niveau de guérison je dirais 95% car j’ai encore quelques peurs alimentaires qui persistent mais qui disparaissent doucement mais sûrement. Et comme je le répète souvent on ne guérit pas on va mieux. Je préfère le terme de rémission. Il faut se méfier à vie de cette peste d’anorexie parce que oui ça peut revenir un beau jour. 

Guérir 

C’est accepter totalement son poids, son vrai poids de forme et faire le deuil de son poids fantasmé. 

C’est arrêter de se mesurer que ce soit en kg, en pourcentage de gras et de muscles, les mensurations, la taille de fringue. Bordel on ne se se résume pas à des chiffres, on est des être humains !

C’est manger de tout selon nos besoins énergétiques et surtout notre faim…enfin la vraie celle qui correspond à nos besoins énergetiques  parce que je connais le “oh j’ai pas faim pour éviter de manger , c’est arrêter de compter les calories, de voir l’alimentation à travers le prisme protéine, lipide, glucide. C’est arrêté de vouloir manger parfaitement sain. C’est retrouver une flexibilité et savoir écouter son corps et ses envies, sa faim. 

C’est aimer son corps comme il est, c’est arrêter de vouloir modeler son corps comme si c’était un morceau d’argile. Ce n’est pas parce qu’on a un peu de cellulite qu’on est malheureuse mais parce qu’on a une estime de soi déplorable. 

Être guerie ce n’est pas seulement avoir un poids dans la norme. On peut continuer à être anorexique avec un poids normal. Être guérie c’est ne plus raisonner selon la maladie. 

C’est arrêter les régimes et tous les programmes alimentaires et sportifs du genre pour maigrir et courir après un corps fantasmé. 

C’est arrêter de faire du sport pour perdre des calories

C’est arrêter de compenser le moindre écart alimentaire

C’est arrêter de voir un repas au resto comme un ecart ou un cheat meal 

C’est arrêter de culpabiliser dès qu’on mange. 

Guérir c’est devenir intuitif avec son alimentation 

Guérir c’est aussi retrouver une vie sociale car oui les troubles alimentaires nous isolent. 

Guérir c’est long et compliqué, ça se compte en années

Guérir c’est une décision. 

Je m’explique j’ai longtemps voulu guérir mais sans le vouloir vraiment. Je souffrais de ces troubles alimentaires qui me gâchaient la vie et pourtant une partie de moi ne voulait pas s’en défaire parce qu’à une époque de ma vie ils étaient une béquille (une bien mauvaise on est d’accord) 

Un jour j’en ai eu ras le bol de chez ras le bol (dans la vie ma motivation se nourrit au ras le bol) et j’ai décidé que je ne voulais plus une once de cette merde dans ma vie et depuis ce jour là je n’ai cessé d’avancer.

Je ne me pèse plus, je ne me mesure plus, je ne compte plus mes calories, je mange pas des aliments chelou sous prétexte qu’ils sont bons à la santé. Je fais du sport pour le plaisir. Je ne culpabilise plus. Je mange ce que j’aime. Je sais qu’on m’attend souvent au tournant “oh pas tu manges pas ça ? “ ben non je mange pas de burger parce que j’aime pas ça par contre je peux m’enfiler un paquet de chips sans soucis.

Aller mieux ça m’a pris des années. Il faut être patiente, se battre, accepter que ce ne soit pas facile. Il y a des hauts et des bas 

Il n’y a pas de recette miracle, pas de déclic miraculeux. La réponse c’est vous et c’est a vous de tracer votre chemin. Certains auront besoin d’hospi, de séances de psy, d’autres comme moi se débrouilleront sans l’aide de la médecine. 

Et pour conclure avant de vouloir aider les autres malades aidez vous vous même. Vouloir guérir les autres alors qu’on est malade c’est juste stupide et un comportement typiquement anorexique. 

Ce qui m’a manqué pendant mes années de maladies, c’est le témoignage de gens guéris. Les bouquins y en a des tonnes écrits le plus souvent par gens qui sont toujours coincés dans la maladie. 

Souvent les vrais guéris on ne les voit pas et je le comprends parce que moi même je n’ai plus vraiment envie de côtoyer l’anorexie. 

Et surtout pour aller mieux il faut ne plus la côtoyer. C’est comme si vous laissez un alcoolique dans un bar....Alors stop les forum, les livres, les films et cie. 

Guérir c’est aussi faire le deuil de cette maladie. 

Prenez soin de vous


des bisous





mercredi 4 janvier 2017

Good bye 2016...

Hello mes fitchoux,

Je vous souhaite une très belle année 2017.




Je dois vous l'avouer je n'ai pas vu l'année 2016 passer et encore moins ces deux derniers mois où j'ai tellement couru dans tous les sens que j'ai littéralement abonner le blog par manque de temps.

Pour 2017 je n'ai pas fait une liste de bonnes résolutions, je n'aime pas ça et je pense qu'on a pas besoin d'attendre le premier jour de la nouvelle année pour prendre des décisions. 

Par contre ce que j'apprécie faire c'est faire un petit bilan de l'année en m'attardant sur le positif. Comme beaucoup de monde mon année 2016 n'a pas été la plus merveilleuse (2017 semble prendre la même direction..)  mais voilà c'est la vie c'est comme ça. Alors oublions le négatif et focalisons nous sur le positif. Malgré tout 2016 a eu son lot de jolis moments et c'est ça le plus important, non ?

En 2016 j'ai encore fait un beau bout de chemin et j'en suis super fière. Maintenant les troubles alimentaires sont vraiment du passé (même si je reste ultra méfiante). Je mange normalement, ce que je veux, quand je veux. Je me fous éperdument de mon poids, de ma masse grasse et de ma masse maigre. Je ne me suis pas pesée depuis le début de l'année 2016. Les compulsions sont quasiment devenues inexistantes. Alors oui de temps en temps je mange mes émotions (comme de nombreux êtres humains) mais ce n'est plus incontrôlable. Quelques chocolats ou quelques biscuits et hop je passe à autre chose. Ça n'empêche pas qu'à la fin de l'hiver/début du printemps j'ai eu un petit épisode où ma tête a bugué vis à vis de la nourriture mais j'ai tenu bon, il était juste hors de question de me laisser à nouveau envahir par mes anciens démons.

Mon rapport au corps a continué également à évoluer. J'ai fini par accepter mes fesses et même mes cuisses. La maigreur ou l’ultra minceur ce n'est vraiment plus pour moi. Les bras creux, les cuisses de grenouilles ne sont plus du tout mon idéal. J'ai vu cette évolution en regardant les photos de ma grossesse. La dernière fois que je les avais regardé je m'étais trouvée joufflue et tout le tralala. Il y a quelques jours je suis retombée sur ces photos et finalement je me suis dit que j'étais restée vachement mince.

2016 c'est aussi l'année où je me suis désintoxiquée du sport. J'en fais un peu moins et surtout mon mot d'ordre c'est le plaisir. On va pas se mentir, pendant un certain temps je ne m'en suis pas rendue compte mais comme je ne contrôlais plus la nourriture, j'avais basculé le contrôle là sur le sport. A part qu'à en faire toujours plus je me suis retrouvée à un moment donné épuisée et presque dégoûtée. Je remercie d'ailleurs un ami coach d'Instagram de m'avoir rattrapé à temps et grâce à lui j'ai fini par lâcher prise et j'ai retrouver le plaisir de m'entraîner. J'ai aussi arrêté de me mettre une pression de fou et des objectifs qui ne sont plus les miens. Du haut de mes 33 ans et de ma vie de maman, je n'ai absolument pas les même objectif que les jeunettes d'une vingtaine d'année qui peuvent se consacrer corps et âme à la muscu. J'apprécie avoir un corps fit, j'apprécie me dépasser lors de mes trainings mais il est hors de question d'aliéner ma vie au sport, ça doit rester un plaisir.

2016 c'est l'année où je suis devenue une baby influenceuse avec mes 22,5 k sur instagram. J'avoue que lorsque j'ai ouvert mon compte instagram je ne pensais pas qu'un jour autant de monde suivrait mon quotidien sportif et alimentaire. Bon si je montrais mes fesses, j'aurais peut-être déjà atteint les 100k mais ce n'est pas l'exemple que je veux donner à ma fille. On peut intéresser les gens par autre chose que la sexy attitude. Après je ne blâme pas les filles qui le font car c'est malheureusement le message que la société envoie aux femmes...

En 2016 j'ai également continué tranquillement ma petite chaîne YouTube. J'ai terminé l'année avec presque 500 abonnés ce qui est quasiment rien dans l'immensité de YouTube mais pour moi c'est déjà énorme. Jamais de la vie j'aurais pensé que mes petites vidéos puissent intéresser du monde.

Pour 2017, je vous souhaite de suivre vos rêves, de poursuivre vos projets même s'ils paraissent irréalisables, soyez bienveillants envers vous et les autres, faites de preuve de patience tout vient à point à qui sait attendre.

Je vous remercie d'avoir passer cette année 2016 à mes côtés. Merci pour votre gentillesse et votre bonne humeur.

Je vous embrasse.



mercredi 28 septembre 2016

20 ans ont passé...

Suite au téléfim puis au débat diffusé hier soir sur France -qui m'ont retournés une fois de plus- j'avais envie de remonter ce texte...  Je l'avais publié en novembre 2015.


C'était il y a des années mais j'ai toujours cette impression que c'était hier. Les années passent, j'ai appris à ranger tout ça dans un coin de ma tête et à ne plus y penser, ça n'empêche que les stigmates sont là et je les affronte tous les jours.

Il a quelque temps une maman a publié à un livre à propos du harcèlement scolaire qui lui a volé sa fille. Tout ça a fait remonter à la surface de tristes souvenirs de mon passé.


Je me demande toujours ce que serait ma vie aujourd'hui si je n'avais pas subi de harcèlement scolaire ? Serais-je plus joyeuse ? Ferais-je plus facile confiance aux gens ? Aurais-je terminée mes études ? Aurais-je un métier que j'aime ?

On parle souvent dans les médias de ceux qui décident d'arrêter leur souffrance en se suicidant, on parle plus rarement des autres : de ceux qui comme moi ont survécu mais à quel prix, de ceux qui auront en partie leur vie gâchée parce que c'est un traumatisme que l'on porte en soit à vie.

C'était il y a 20 ans. Par moment j'oublie et puis les souvenirs reviennent sans dire un mot tout en me poignardant d'une douleur sourde.
C'était il y a 20 ans et quand j'en parle j'ai toujours les larmes aux yeux.


Ma vie actuelle me plaît, je suis épanouie dans ma vie de maman au foyer. J'ai une petite fille adorable, un amoureux presque parfait, un joli appartement. Je n'ai pas à me plaindre. Je l'aime ma vie, mais beaucoup de choses restent douloureuses et j'aimerais tant que tout ça se taise à jamais pour que je puisse vivre pleinement.


Souvent les gens nous jugent, je prends souvent des réflexions dans la tronche parce que je suis maman au foyer alors que ma fille est scolarisée. Mais finalement on ne m'a jamais demandé le pourquoi du comment. Pourquoi est-ce que c'est chez moi que je me sens le mieux ? Pourquoi je suis une angoissée de la vie ? Pourquoi le moindre changement me panique?....

Je ne cherche pas la pitié. Je ne cherche pas à ce que l'on me plaigne. J'aimerais juste que les gens se rendent compte comment le harcèlement scolaire (mais aussi tous les harcèlement) peut pour détruire à jamais de l'intérieur.

Du plus loin que je m'en souvienne les autres enfants m'ont toujours embêté, pourquoi je ne sais pas. Peut-être parce que j'ai toujours été une petite chose timide et réservée. J'ai toujours été la cible parfaite.

Mon première souvenir de harcèlement remonte à la maternelle, alors bien entendu à l'époque c'est pas bien méchant. N'empêche ça reste mon unique souvenir de l'école maternelle, c'est pour vous dire combien cela m'a marqué. Je devais être en moyenne section je portais un manteau blanc en poil. Une grande m'embêtait à la récréation en me bousculant et en me disant que je ressemblais à un mouton. On dit les enfants pures, moi je peux vous dire que ça peut être de cruels petits merdeux.

L'école primaire n'a pas non plus été une partie de plaisir. D'ailleurs je n'ai jamais aimé l'école. Je n'étais pas vraiment harcelée mais j'étais déjà victime de violence et d'insultes alors que je vivais ma vie et n'embêtait personne. Je n'ai jamais vraiment compris cette violence gratuite.

C'était en CM2 pour certains cours, on changeait de classe et de maître pour nous préparer au collège. A un des cours, je me retrouvai assise au fond de la classe, à côté d’un redoublant déjà bien grand et costaud qui n’hésitait pas à me malmener à la moindre occasion. Il avait besoin d’une feuille pour écrire ? Il me pinçait. Il avait besoin d’une cartouche d’encre ? Il me pinçait. Je ne l’ai jamais raconté à personne. Pourquoi, je ne sais pas. Peut-être parce que c’était seulement occasionnel, alors je passais à autre chose. J'ai pendant longtemps mis cela de côté, ça m'est revenu comme un boomerang des années après.


Enfant je n'ai jamais pensé à me défendre, ce n'était pas dans mon tempérament.

C'était l'époque où pour quasiment tout le monde il y avait du bon pour un gamin à se faire violenter car ça lui forgeait le caractère...on va dire ça...oui ça le forge mais dans le mauvais sens du terme. Je vivais la peur au ventre.

L'été précédant mon entrée en sixième, lors d'un séjour d'une semaine en colonie de vacances un des copains avec lesquels je traînais m'avait prédit que mon année de sixième serait un calvaire. Des années après je me souviens encore parfaitement de la scène. Je ne comprenais pourquoi il me disait ça, à l'époque je lui ai ri au né. Comment a-t-il su que j'allais subir une année de violences morales, physiques, d'humiliations et que PERSONNE, absolument personne ne ferait rien.


Pourtant il avait vu juste. Il avait bien deviné, il avait compris que l’année qui allait arriver serait un enfer pour moi. En sixième, les brimades sont devenues quotidiennes à cause de deux filles qui ont fait de moi leur bouc émissaire. C’était en 1995. Le harcèlement scolaire était un sujet plus que tabou et personne n’en parlait. Cette année-là, je ne pourrai jamais l’oublier. Elle me hante encore aujourd’hui, 20 ans après et jusqu'à ma mort j'en porterais les stigmates.

Vous voyez avec mes yeux d'adultes, je pourrais presque pardonner aux enfants qui m'ont harcelé (enfin presque hein...je pense qu'à 11/12 ans on sait très bien ce qu'on fait et j'ai beau ne pas être rancunière j'espère qu'un jour le karma fera sont boulot et punira ces pestes !) mais je ne pardonnerais jamais à ces adultes qui étaient au courant et qui n'ont rien fait pour m'aider.

Je ne comprends toujours pas comment les adultes ont pu laisser les élèves de ma classe me maltraiter et fermer les yeux. Je reste sidérée qu'aujourd'hui ce soit toujours d'actualité.

Cette année m’a détruite à jamais : elle a anéanti mon estime de moi, elle m’a enlevé une grande partie de ma joie de vivre et m’a donné plus d’une fois l’envie de mourir pour que tout s’arrête.

Je ne saurai jamais ce que j’ai pu faire de mal..RIEN, justement c'est bien ça le problème. J’étais juste petite, timide et sans défense, bref… la cible idéale. Si au début mes bourreaux étaient un duo d’adolescentes, très vite toute la classe s’est prise au jeu. J’étais seule contre tous à subir de la méchanceté et de la violence gratuite. Ça a débuté par des moqueries, puis des insultes. Ensuite les coups et les humiliations ont fait partie de mon quotidien. Tout était bon pour me faire mal, pour faire pleurer, pour faire rire les autres. Personne ne voyait rien, personne ne voulait rien voir. J’étais seule, sans amis, isolée et sans défense.


J'ai souvent cette image qui me revient en tête, c'était à la fin d'une heure de mathématique et je n'en pouvais plus de la situation. Les larmes aux yeux j'ai décidé d'aller en parler après le cours au professeur de mathématiques. Il a écouté. Il aurait pu faire quelque chose mais il n'a jamais rien fait, lui l'adulte, rien. Je suis restée seule avec ma détresse.

Certains professeurs ont même cautionnaient la situation, c'est le cas du professeur d'EPS. Lors des séances d’athlétisme je recevais des coups dans le tendon d’Achille de la part des histoires histoire que je cours ma . A l'époque je n'aimais déjà pas le sport mais vous imaginez bien que dans de telles conditions je n'avais pas la moindre envie d'en faire. Le professeur fermait les yeux, j'avais de mauvaises notes et des appréciations désobligeantes de sa part. Quand j'ai relu un jour mes bulletins de notes de sixième je n'en suis pas revenue.

Mais vous savez le pire dans l'histoire ? Le chef d’établissement et mes professeurs étaient parfaitement au courant de ma situation mais personne n’a rien fait, personne n’a bougé le petit doigt.

Pendant une année on m'a bousculé, frappé, insulté, humilié de toutes les façons possibles. J'ai eu le droit à ma petite chanson sur l'air de la chanson principale d'Aladdin, on m'a baissé la jupe au milieu de la cours de récréations, on me tenait à l'écart...

Je n'ai jamais gardé tout ça pour moi, j'en avais parlé à ma mère. Elle a commencé par engueuler les gamins qui m'emmerdaient mais bien sûr ils s'en fichaient et en plus les parents soutenaient le comportement de leur gosses. Elle est allée voir le principal, il y a eu des lettres recommandées mais personne dans mon collège n'a rien fait. PERSONNE.
Pire en 5 ème on m'a remis dans la même classe, avec les mêmes élèves... A partir de cette année là j'ai juste essayé de me fondre dans la masse pour qu'on m'oublie et pour qu'on m'accepte.

Depuis ce jour je ne cesse finalement de m'excuser d'exister. Dimanche un ami en me parlant de la chienne adopté il a peu par ma mère m'a dit qu'elle me faisait penser à moi. J'ai eu une pause. Et je lui ai répondu « oui elle semble toujours s'excuser d'exister ». Oui 20 ans ont passé et j'ai toujours cette peur intense de gêner, d'être un boulet, d'être de trop parce que lorsque j'avais 11 ans pendant une année scolaire entière on m'a donné cette impression que je n'aurais jamais dû exister.


Je n’ai jamais rien fait pour que les autres m’agressent et me détestent. Je crois que c’est ça le plus dur. Je demandais juste une chose : avoir des amis. Je n’ai eu que des bourreaux et des spectateurs qui se complaisaient de la situation. Il y avait aussi les autres qui ne disaient rien par peur de devenir à leur tour des victimes. J’aurais pu me défendre mais ce n’était pas ma nature (du moins à l'époque) Et j’imagine que si j’avais fini par assommer quelqu’un ça serait retourné contre moi.

Les insomnies ont débuté: j'étais tellement terrorisée à l'idée de retourner en cours le lendemain que je n'en dormais plus. Comment dormir sereinement lorsqu'on a une boule d'angoisse au ventre ? Le dimanche, plus les heures passaient, plus la peur du retour en cours me rendait malade parce que c'était synonyme d' une nouvelle semaine dans la bouche de l'enfer. Les insomnies sont restées pendant des années, les angoisses noctures aussi. Encore aujourd'hui il m'arrive le dimanche soir de ressentir cette boule d'angoisse qui grandit en moi au fil des heures pourtant le lundi ce n'est pas moi qui vais à l'école.


Ma mère a fini par m’inscrire à la boxe afin que j’apprenne à me défendre. Elle avait même prévenu le principal du collège qu’elle m’avait promis 100 francs pour le premier gamin que j’assommerais Je n’aimais pas la boxe. Je ne voulais pas en faire. Je n’aimais pas le sport. Je ne voulais taper sur personne. Je voulais juste être tranquille. Je voulais juste avoir quelques amis. Je ne demandais pas la lune.

Un jour, dans le cadre d'un cours de Sciences de la Vie et de la Terre, j’ai amené un poisson mort au collège. Ce jour-là, j’ai menti à ma mère en lui disant que j’avais frappé un de ses sales gosses qui me harcelaient avec. Je ne sais pas pourquoi j’ai menti...peut-être parce que j’aurais aimé avoir le courage de la faire, plutôt que de baisser la tête et de regarder par terre en subissant une énième violence. Peut-être parce que j’avais honte de ne pas être capable de me défendre. Peut-être parce que je voulais qu’elle soit fière de moi parce que j'avais l'impression d'être un boulet. Je crois d'ailleurs que je n'ai jamais dit la vérité à ma mère depuis tout ce temps.

L’année s’est terminée. J’y ai survécu, mais à quel prix ? J’avais d’excellentes notes mais il ne me restait plus que ça. Plus j’en bavais, meilleures étaient mes notes et je crois que les autres m'en voulaient encore plus.

Je me disais que l’année de cinquième serait meilleure, que je serais dans une autre classe. Mais non, je l’ai passée avec les mêmes élèves, les mêmes bourreaux. Je me suis faite plus petite qu’une souris en attendant que l'année passe. Les années ont passé ; même si je ne subissais plus de harcèlement j’ai toujours été celle qu’on embête, celle à qui on fait des méchancetés de temps à autres juste pour s’amuser. J'étais bien contente de partir enfin du collège.


En seconde, je pensais naïvement que tout changerait. Mais une fois de plus je me suis fait marcher sur les pieds. Les autres n’étaient pas méchants avec moi mais je recevais quand même de temps à autre des réflexions pas très agréables. Ça m’énervait car je ne parvenais pas à répondre alors que je voulais. Je bouillais sur place. En toute fin d’année je suis enfin parvenue à répliquer à une énième pique qui n’était drôle que pour eux, c'était une petite victoire et un soulagement.

J’ai commencé à avoir de la répartie en première et à ne plus avoir peur des autres. J’ai compris aussi qu’il fallait bluffer, faire croire à l’autre que s’il songeait un instant à me chercher, il recevrait cordialement mon gauche dans sa figure. Je n'avais même plus peur d'avoir mal ou de recevoir un coups. La même année j'ai développé une dépression profonde couplée à de l'anorexie...

J’ai appris bien plus tard l'expression pour décrire ce que j’ai subi durant mon année de sixième (et tout au long de ma scolarité avec plus ou moins d'intensité) : « harcèlement scolaire ». À cette époque, le terme était tabou. On a commencé à en parler récemment en essayant d’ailleurs d’accuser Internet et les réseaux sociaux. Mais non, en 1995 je peux vous dire que ça existait déjà. Je peux vous dire que cette année-là a gâché mon adolescence et le début de ma vie d’adulte et me fragilise encore. Encore aujourd'hui des enfants et des jeunes adultes souffrent chaque jour de cette situation et c'est intolérable. Combien d'enfants ou de jeunes adultes souffrent en silence ? Combien d'enfants ou de jeunes adultes préfèrent mourir que de supporter un jour de plus de se faire harceler ?

J’ai eu la chance à mon époque qu’Internet et le téléphone portable n’existent pas : le harcèlement restait à l’école. On ne pouvait pas m’atteindre chez moi. Ce qui n’est malheureusement plus le cas maintenant.

Le harcèlement ne forge pas le caractère, ça le détruit


Être frappée, humiliée, insultée, ça ne m’a pas endurcie, au contraire :
  • À court terme, le harcèlement provoque des troubles du métabolisme et du comportement ainsi qu’un isolement relationnel.
  • À moyen terme apparaissent des troubles anxio-dépressifs et l’échec scolaire.
  • À long terme, on observe des troubles de la socialisation et des troubles psychiatriques.

Si les adultes avaient agi à l’époque, je me dis que je n’aurais pas été si abîmée. En attendant, c’est moi qui en ai payé la note entre une anxiété généralisée, une estime de moi plus que pourrie, une dépression profonde, une peur de l’échec qui m’a paralysée pendant longtemps (encore maintenant elle est là dans un petit coin) une petite phobie sociale qui persiste et des troubles du comportement alimentaire.

Je n’aime pas les « si », car malgré la douleur j’accepte pleinement mon passé, mais ça ne m’empêche pas de me dire parfois que si je n’avais pas subi de harcèlement scolaire, je ne serais pas un loup solitaire, j’aurais confiance en moi, je n’aurais pas cette impression quasi-permanente d’être de trop, je ne me serais jamais auto-mutilée, j’aurais pu faire de brillantes études car malheureusement la dépression et l’anorexie ont gâché mes études supérieures, que je n’ai pas pu valider. On m'encourage parfois à les reprendre mais la peur de l'échec reste et je n'ai pas envie une fois de plus de devoir tout arrêter en cours de route, ça serait la fois de trop, je ne le supporterais pas.

Pendant des années, je me suis sentie vide : il y avait un trou béant en moi que je n’arrivais à reboucher. Il y a fallu que je devienne maman pour que ce trou noir se rebouche.

Aujourd’hui, je vais mieux mais tout est loin d’être réglé. Ma dépression est guérie, je peux dire merci à ma fille chérie qui m’a enfin redonné goût à la vie mais je reste malgré tout fragile et j'ai toujours cette peur au ventre que cette fichue dépression revienne et m'avale tout crue.

L’anorexie est plus ou moins en rémission : j'ai un poids normal alors tout le monde pense que je suis guérie mais je reste en guerre contre mon corps et ma relation à la nourriture reste compliquée Je dirais que j'ai surtout appris à vivre avec mes troubles alimentaires et qu'au bout de 15 ans j'ai trouvé un équilibre.

Mon estime de moi n’est toujours pas terrible, même si j’ai appris à le cacher...parce qu'il le faut, parce que je refuse qu'on me marche à nouveau sur mes pieds. Je crois que je pourrais être très méchante si c'était le cas...

Je reste une personne anxieuse qui évite au maximum les situations angoissantes. Des fois j'ai l'impression que mes angoisses vont mieux mais non, quand une situation angoissante se pointe je suis tétanisée. J'ai stresse pour les vacances, pour le moindre rendez-vous, pour le moindre changement dans ma vie...et je peux vous dire que souvent c'est épuisant parce qu'à la fin je suis toujours en train de me battre contre moi-même.

Je suis toujours quelqu’un d’ultra-sensible qui culpabilise à la vitesse de la lumière.

J’ai toujours cette foutue impression d’être de trop. J’ai toujours cette foutue impression d’être une personne inintéressante. Ça m'arrive parfois de me demander ce que l'amoureux me trouve...

Malgré tout j'essaie de prendre la vie du bon côté parce qu'il faut, parce que je veux être heureuse, parce que je veux être épanouie. Mais ce passé est gravé à jamais dans mon corps et dans mes veines. J'ai beau l'avoir accepter, les restes sont là et mes hantes.

Des psy pour m'aider j'en ai vu, ils ont surtout aidé mon portefeuille à se vider...

Si je vais mieux aujourd'hui c'est grâce à ma mère et son amour inconditionnel qui a toujours été la pour moi, c'est grâce à ma fille qui a rempli le néant qui me dévorait de l'intérieur, c'est grâce mon amoureux qui m'aime comme je suis, grâce à mes proches amis à l'écoute attentive et parce que malgré toutes les merdes que j'ai pu avoir dans ma vie j'ai cette furieuse envie de vivre.


Si l'envie vous dit, vous pouvez aller sur le site de France Télévision pour signer le manifeste contre le harcèlement scolaire http://www.francetv.fr/temoignages/harcelement-scolaire/, on peut également témoigner anonymement ou non.

Et si vous ne l'avez pas vu, vous pouvez regarder en replay le numéro d'infrarouge consacré au harcèlement scolaire http://www.france2.fr/emissions/infrarouge


vendredi 22 juillet 2016

Un an plus tard

Aujourd'hui j'avais envie de faire le point sur mon alimentation qui en une année a vraiment bien évolué. Souvent on ne se rend pas compte de nos progrès, il faut alors prendre le temps de se poser 5 minutes et de regarder derrière nous pour observer notre évolution.

Comme vous le savez probablement pendant de nombreuses années l'anorexie a fait partie de ma vie avec son lot de privations, de compulsions et de culpabilité. Pendant des années j'ai eu cette impression de me battre dans le vide et surtout que je ne verrais jamais le bout de cet enfer. Cette guerre contre moi même pour aller mieux m'épuisait puisque je faisais du sur place, à force c'est juste déprimant, on se questionne sur l'utilité de la chose puisqu'il n'y a pas le moindre résultat.

Je dirais au bas mot que ça fait un an maintenant que je remange bien (alors je ne m'affamais plus depuis la naissance de ma fille mais mon alimentation restait bien marquée par la maladie malgré tout)et pour le coup je peux dire merci à instagram. Si sur IG il y a de nombreuses filles qui se sous-alimentent il y a celles-aussi qui mangent à leur faim et de tout pour être en forme dans leur pratique sportive et en bonne santé. J'ai donc pris exemple sur elles. Je me suis rendue compte que finalement on pouvait manger plus sans grossir (enfin sans dépasser son poids de forme quoi,à un moment donné il faut accepter que notre corps est fait pour un certain poids même s'il ne correspond pas à notre idéal et à l'idéal de la société) Il y a aussi mes deux diététiciennes préférées qui lorsque j'ai un doute me rassure.

Pendant longtemps le midi j'ai grignoté yaourt et fruits...bref on peut pas dire que c'était un repas bien que j'essayais de m'en persuader...ah le déni... Je me privais aussi de nombreuses choses que j'appréciais sans forcément m'en rendre compte...disant « non non j'aime pas »...genre la galette des rois. Mais bien entendu que j'aime la galette des rois, j'ai longtemps prétexté du contraire à cause de la richesse de ce dessert.




L'été dernier j'ai commencé doucement mais sûrement à remanger pour de « vrai ». Ça s'est fait par étapes, j'ai réintégré dans un premier temps un peu de féculent et en guise de protéines je prenais un shaker. Les mois passant je suis revenue à un vrai repas de midi complet aka une grosse assiette composée de protéines, glucides, légumes et un yaourt Je ne vais pas vous mentir ça n'a pas toujours été simple, pendant longtemps la peur de grossir était omniprésente. Je me rassurais en me disant qu'au pire je savais comment m'affamer et maigrir...oui on se rassure comme on peut. Encore maintenant il m'arrive d'avoir des coups de flips mais coûte que coûte je m'accroche.

L'année dernière j'ai décidé aussi d'accepter toutes les compulsions au lieu de les repousser. De toute manière une compulsion repoussée, c'est une compulsion qui revient puissance 3. Si la compulsion est là c'est pour une raison : ça peut être la faim, les émotions... Il faut l'accepter pour passer à autre chose. Par exemple j'ai commencer à acheter un paquet de gâteau qui me faisait envie et m'autoriser à le manger en entier. Petit à petit j'ai vu mes compulsions diminuer, maintenant elles sont quasiment inexistantes. Alors des fois j'ai des petits accidents à cause du stress ou de mes émotions mais c'est franchement du pipi de chat. Je m'autorise aussi des gros moments de gourmandises parce que c'est bon et ça fait du bien au moral. Hier j'ai eu un énorme moment de colère mêlé de stress avant j'aurais ouvert le placard et mangé. Là je n'en ai pas eu envie. J'ai pleuré. J'ai accepté ce que je ressentais. J'ai accepté le fait que je ne pouvais rien y faire à part attendre que ça passe.

Ce qui a changé aussi c'est que je m'autorise tous les aliments et du coup au fil des mois les frustrations accumulées pendant des années se sont envolées. Quand quelque chose n'est plus interdit, il ne nous obsède plus, c'est aussi simple que ça. Vous n'avez jamais remarqué que plus on essaie de contrôler notre alimentation, plus ça part en grand n'importe quoi ?



J'ai d'ailleurs fait un test samedi dernier pour voir où j'en étais dans mon alimentation. J'avais acheté exprès un maxi pot de Ben & Jerry's que j'adore...aka le peanut butter cup. Avant j'aurais raclé le pot en entier car mon estomac aurait été sans fond et j'aurais appliqué la théorie du foutu pour foutu. Là à la moitié du pot je me suis arrêtée satisfaite et rassasiée. Depuis mon reste de glace m'attend dans le congélateur attendant ma prochaine envie.Avant j'aurais été hantée par ce reste de glace. J'aurais tellement été obnubilée que je l'aurais déjà avalé goulûment...maintenant ben je m'en fous. Je sais que lorsque j'en aurais vraiment envie je mangerais ma glace et que non ça ne sera pas la dernière glace de ma vie.

Tout l'hiver je me suis autorisée régulièrement de la glace, du coup ce n'est plus un aliment interdit donc je n'en ai plus envie. L'été dernier j'étais encore capable de descendre une boite de magnum à moi toute seule tout en me disant c'est la dernière fois...et j'attendais avec impatience la prochaine glace que je m'en autoriserais une .

Là à ma grande surprise je m'en balance de ma prochaine glace et ça me fait tout bizarre...et je ressens une petite fierté.

Je vois aussi que ma relation à mon alimentation s'est apaisée par rapport à mon petit déjeuner. Il n'y a encore pas si longtemps j'étais obsédée par mon petit déjeuner : le soir je pensais déjà à mon petit déjeuner...des fois je passais 30 minutes au fond de mon lit à me demander ce que j'allais manger le lendemain matin. Même si le petit déjeuner reste mon repas favoris je ne suis plus là trépigner d'impatience qu'il arrive.


Tous ces progrès ont pris du temps, je dirais une bonne année. Et avant ça il y a eu 14 autres années de combat. J'ai eu aussi des bas que j'ai combattu à bras le corps parce que non la famine et les privations je ne veux plus. Je ne veux plus de cet enfer. Je continuerais à me battre et à me méfier de cette maladie insidieuse toute ma vie car je sais que même si je vais mieux elle reste terrée dans un coin de moi.

J'ai appris à lâcher prise petit à petit, doucement mais sûrement. Le lâcher prise est très important que ce soit au niveau de l'alimentation, du sport ou du reste car à si on ne lâche pas prise on s'épuise toute seule. Et de toute manière il faut se faire à l'idée qu'on ne peut pas tout contrôler.

Je suis fière de mes petites avancées, j'y vais doucement mais sûrement, sans pression, sans me presser. Le seul mot d'ordre avancer et ne pas reculer. Je veux être heureuse, me sentir bien dans ma vie et j'ai bien compris que ce n'est pas dans l’hyper-contrôle de son alimentation ou de son corps qu'on trouve le bonheur.



Si vous aussi votre relation à l'alimentation, à votre corps est difficile, ne perdez pas espoir. Le combat peut être long mais il en vaut largement la peine.Le bonheur ne se trouve pas dans un corps parfait, dans un poids, une alimentation parfaite. Le bonheur c'est plus une manière de voir la vie et tant qu'on reste centrée sur soi-même on ne peut pas s'en rendre compte.

Je vous souhaite une douce soirée et vous embrasse.


lundi 23 mai 2016

Wish List fête des mères

Hello mes fitchoux,

J'espère que votre début de semaine n'est pas trop dur. Aujourd'hui il fait encore tout gris, alors quoi de mieux que faire une jolie wish-list fête des mamans. Ben oui ça arrive à grands pas la fête des mères, je suis d'ailleurs en pleine réflexion à propos du dessert.

Je sais que mini chou m'a concocté une jolie suprise à l'école, mais ça n'empêche pas de rêve un peu n'est-ce pas ? Bon vous allez me dire c'est pas avec les 1 euros que la petite souris lui a apporté qu'elle va pouvoir m'acheter un truc. C'est pas grave, rien qu'un gros câlin et des bisous et je serais aux anges, c'est ça le plus important. Mais j'adore rêver un peu ^^



Sur ma wish list:

- des baskets. Vous savez quoi j'en ai marre des chaussures inconfortables. J'ai délaissé depuis longtemps les talons (je ne les sors qu'aux grandes occasions) même si j'adore les balleries j'aimerais quelques choses d'encore plus confortable. Je rêve d'une jolie paire de baskets et franchement je trouve ces adidas parfaites. Bon y a que le prix qui fait mal au cul aux fesses... 

- une assiette hibou ou plutôt un petit plat de chez Maison du Monde.Je suis une collectionneuse de vaisselle, souvent en seulement à l' unité pour mes photos instagram. J'ai craqué pour cette mignonne petite assiette 

- une carte SD...entre mes photos et mes vidéos la carte SD de mon téléphone portable est blindée de chez blindée et il me faut à tout prix une 64 go.

- des bombes de bain...parce que maman elle a besoin de déstresser et pis celles-ci sont trop choupi.

- une light box...Je vois cette petite chose partout...j'en suis tombée amoureuse...Je la veux ...elle rendrait bien dans mon salon ^^

- la palette de maquillage Too faced natural eyes collection  j'achète rarement des palettes et ma palette seek commence à dater un peu...en plus mon fard chou est fini...bref je serais happy avec une nouvelle palette.

- une carte cadeau décathlon....parce que j'ai toujours besoin de quelque chose là-bas.


Mon rêve ultime du moment....enfin j'en ai deux:
  • il y a déjà l'appareil photo canon G7X...parce que mon apn se fait vieux...et j'aimerais un appareil de qualité pour filmer mes vidéos.
  • un chien et plus particulièrement un mini chien comme un spitz nain ou un chichi. J'adore aussi les carlins. J'ai toujours vécu avec des chiens et depuis que j'ai mon chez moi je vois seulement de temps en temps ceux de ma maman. Une boule de poils me manque terriblement. 


Et vous quel est votre rêve pour la fête des mamans?  Vous avez le droit de vous lâcher genre aller 15 jours à Punta Cana sans le mari et les gosses :-)
Belle soirée à vous



mercredi 11 mai 2016

Ces choses invisibles aux yeux des autres...

Le grand problème dans les troubles alimentaires, c'est que lorsqu'on va mieux tout le monde pense que tout ça est derrière vous, que c'est un lointain souvenir. Contrairement à ce que je peux lire parfois on ne devient pas une ex anorexique ou une ex boulimique...vous avez déjà entendu un alcoolique dire que c'est un ex alcoolique ? Non. Les troubles alimentaires nous les porterons en nous toute la vie comme absolument toutes les addictions.

Alors ça ne veut pas dire qu'on ne va pas aller mieux, loin de moi de dire ça. Aujourd'hui je vais beaucoup mieux, je me considère « presque guérie » mais je préfère nettement dire que je suis en rémission car je pars du principe que les troubles alimentaires restent telle une épée de Damoclès au dessus de nos têtes et de ce fait il faut rester vigilante. Je me répète puisque j'ai dû le dire dans un autre article, mais tant pis.

Il y a quelques temps je me demandais comment j'avais pu à un moment de ma vie me laisser mourir de faim, vouloir être toujours plus maigre...et me laisser enfermer dans ce cercle vicieux des troubles alimentaires.

Et puis il y a une quinzaine alors que j'allais mieux depuis des mois d'un coup tout est revenu en boomerang. J'ai malheureusement eu ma réponse. J'ai recommencé à regarder la nourriture en chien de faïence me demandant si je devais mettre du lait végétal ou de l'eau dans mon porridge. Les repas sont redevenus un enfer, j'ai dû lutter pour continuer à manger. J'étais en colère de devoir revivre ça malgré tous mes efforts au quotidien.

Même si au fil des jours je retrouve mon équilibre, il y a des jours sans comme dimanche où je me sens et me vois grosse, alors bien entendu mon cerveau du coup me dit « Allez on arrête de manger » et moi je lui réponds « mais tu rêves, j'ai pas fait tous ces efforts pour rien » et je serre les dents. Dimanche fût ainsi une journée difficile tiraillée entre le mal-être et une colère noire. Quand on a l'impression que tout est fini, finalement non...comme l'impression que l'univers se moque de moi en me reprenant ce que j'ai acquis à coup de pleurs et de sueurs.

Cette lutte quotidienne est invisible aux yeux des autres, ils ne se rendent absolument pas compte de la dualité de mon esprit .C'est fatiguant, épuisant. D'ailleurs ces dernières semaine je suis vidée.

Le pire je crois c'est quand tu expliques ce que tu vis à quelqu'un, et que la personne en face de toi te dit qu'il faut faire encore plus d'effort et penser aux autres. Des efforts j'en fais tous les jours, chaque journée est un combat contre moi-même et mes démons, et je commence à être lasse d'entendre que je dois me battre pour les autres. Mince la première concernée dans l'histoire c'est moi. Si je veux aller mieux c'est pour moi, et justement je reste persuadée que « la guérison » est égoïste. Si on ne veut pas profondément et viscéralement guérir, on n'y arrivera pas. Parce que oui pendant des années je ne voulais pas guérir « vraiment », alors bien entendu je disais le contraire, (et me mentais à moi même pas l'occasion) mais au plus profond de moi je voulais garder une part de mes TCA, cette part qui me rassurait et me permettait de gérer mes angoisses.

Et puis un jour j'ai vraiment eu envie d'en terminer avec les TCA . L'année qui s'est écoulée marque mes plus grands progrès. Alors bien entendu tout est loin d'être tout rose, mais je m'attarde uniquement sur le positif et laisse le négatif derrière moi parce que c'est comme ça qu'on avance.

Ce que je ne m'attendais pas, c’était le retour en flèche de mes angoisses...mais j'aurais dû m'en douter puisque je les canalisais avec les TCA, bref du coup je suis souvent stressée et angoissée et ça sans raison particulière. Plus les mois passent, pire c'est. Une fois de plus je me bute à l'incompréhension des gens qui ne comprennent pas. Comme si c'était fun de se sentir mal, non c'est bon y a des moments niveau mal-être je fais des bonds de 15 ans en arrière et ça me glace le sang.

Téléphoner m'angoisse. Prendre la route m'angoisse (et encore je ne conduis pas). Les sorties d'école m'oppressent...en plus la maîtresse me gonfle tellement que je finis par stresser à mort d'aller récupérer ma puce. Casser mon quotidien m'angoisse. Le futur lointain m'angoisse. Partir en vacances m'angoisse... Bon je ne vais pas faire la liste exhaustive mais bref vous voyez le topo, elle est fun ma vie d'angoissée chronique, nan ?

Je suis fatiguée de toutes ces foutues angoisses qui me paralysent et me rendent malheureuses. J'ai entamé des démarches pour soigner mon « côté anxieux/stressé » parce que non je ne me vois pas passer toute ma vie comme ça. Je n'en peux vraiment plus de tout ça. Ces démarches d'ailleurs m'angoissent, ça serait pas drôle sinon. Y a peut-être de ça que les TCA reviennent me titiller, le vieux réflexe pour gérer mes angoisses...plus quelques blessures passées qui me pèsent sur le moral...enfin surtout une.

Enfin bref, je vais tenir le cap parce qu'il faut et surtout parce que je le veux. Et comme on dit la chute n'est pas un échec, l'échec c'est de rester là où on est tombé.


Sur ce, je vous souhaite une belle soirée



vendredi 6 mai 2016

Quand la petite souris passe

Avant d'être maman, j'ai souvent été déconcertée par les mamans qui ne parlaient non stop de leurs petites têtes blondes et de leurs moindres progrès. Et puis un jour on devient maman à notre tour, et on comprend.

On marquera le mercredi 03 mai 2016 d'une croix rouge, mini chou a perdu sa première dent de lait à son plus grand bonheur et à ma plus grande fierté. Elle attendait ce moment depuis le début de la moyenne section et s'impatientait voyant tous les enfants de sa classe perdre les leurs. L'année dernière elle était tellement à fond dans les dents que pour Pâques les cloches lui avaient apporté le dentiste Play Doh et on a lui je ne sais combien de livre sur le sujet.

La semaine dernière on a découvert que l'incisive gauche du milieu commençait doucement à gigoter. Le grand moment était enfin arrivé.



Une bonne semaine est passée, la dent gigotait de plus en plus mais semblait ne pas être pressée de tomber. J'avais expliqué à mini chou comment accélérer les choses : bouger la dent avec la langue, les doigts...

Mercredi après le baby poney, je suis allée boire le café chez ma maman avec mini chou et bien entendu notre sujet de conversation s'est rapidement dirigé sur la fameuse dent de lait. Par curiosité on a regardé sur internet les techniques pour arracher cette petite dent, on a même visionné des vidéos Youtube dont certaines avec des méthodes un poil barbare à mon goût.

Mini chou avait bien envie d'aider sa dent à tomber mais elle avait peur d'avoir mal. Je la comprends tout à fait.

On a décidé d'y aller en douceur, j'ai aidé un peu mini chou en faisant bouger la dent d'avant en arrière et de droite à gauche, puis voyant que c'était le moment j'ai dit à mini chou que c'était à son tour. A l'aide d'un mouchoir elle a tenté d'arraché sa dent.La première tentative fût infructueuse, mais la seconde fût une réussite. Mini chou avait le sourire jusqu'aux lèvre et nous nous l'avons applaudit. Dommage on n'avait pas de champomy pour faire pêter les bulles.

En rentrant à la maison, mini chou a réalisé une superbe dessin pour la petite souris. Elle l'a mis sous l'oreiller avec sa petite dent.


Pour mini chou la petite souris a des ailes de féee


Une fois endormie profondément, j'ai joué les petites souris, heureusement j'avais de la monnaie dans mon porte feuille.

J'ai mis sa petite dent dans la boîte à dents acheté en janvier et qu'en attendant j'ai dissimulé dans mon tiroir à sous-vêtement jusqu'au moment où elle ne croira plus en la petite souris.

Le lendemain mini chou était tellement impatience qu'elle s'est réveillée un peu avant 6h et elle a déboulé dans ma chambre pour me dire que la petite souris était passée. C'était vraiment trop chou.


Tout ça nous rapproche encore un peu plus du CP. J'ai vraiment l'impression d'avoir accouché hier...et pourtant ma puce aura déjà 6 ans en septembre. Le temps passe à une vitesse folle quand on devient maman.  

dimanche 3 avril 2016

Faire de ses faiblesses une force

Ce soir je vous partage un texte que j'ai publié hier sur Instagram. Je me suis posée la question si j'allais le mettre ou non sur le blog, et puis je me suis dit pourquoi pas.


Souvent je me pose la question jusqu'où dois-je aller dans mon niveau de sincérité ? Mes troubles alimentaires n'ont jamais été un tabou et ça ne le sera jamais. Quand je partage sur la question c'est pour montrer qu'avant tout je suis humaine avec mes forces mais aussi mes faiblesses. Lorsque je partage mes difficultés ce n'est pas pour recevoir des conseils ou des paroles du genre « oh moi tu sais je m'en suis sortie ». Sans vouloir être méchante souvent quand je vais jeter un coup d’œil au profil de ces filles sur IG là je me dis qu'on a absolument pas la même notion de s'en sortir. C'est comme ce terme ex-anorexique, c'est un terme que je n'aime pas et qui sonne faux (ne m'attaquez pas c'est mon avis), l'anorexie reste une maladie qui restera telle une épée de Damoclès au dessus de nos têtes. Oui on peut aller mieux mais je peux vous dire qu'en 16 ans j'en ai vu des filles guéries et fières de l'être qui se sont cassées la gueule au premier accident de la vie.

C'est bien pour ça qu'il est hors de question que je me repose sur mes lauriers. Je vais mieux. Je suis presque guérie mais je ne serais jamais totalement guérie, il restera toujours une petite part de cette maladie en moi et il faudra que je méfie toute ma vie. Pour moi ce n'est pas un problème en soi. Certes des fois ça me fatigue mais c'est comme ça, chacun porte sa croix.

Bref souvent je passe sous silence mes petites compulsions alimentaires. Je n'en ai pas honte, je n'ai juste pas envie qu'on me fasse la morale, surtout que j'en sais pertinemment le pourquoi du comment.

Mais aujourd'hui j'ai envie de vous en parler. Ça faisait quoi bien 15 jours que je n'en avais pas eu. Et là boom....j'ai mangé mes émotions. Rien de grave en soi, 500/600 calories maximum du pipi de chat par rapport à ce que je pouvais encore avaler y a un an. En plus là j'ai même pris du plaisir à manger, ça ne s'est pas résumé à manger pour me remplir. Du coup madame satiété s'est rapidement invitée. J'avoue que ça me change de ces fois où mon estomac a pu être un gouffre sans fond.

Reste que manger n'a rien résolu en soi. Je ne me sens pas mieux. Je ne me sens pas pire. C'est déjà ça...Qu'est-ce qui me tracasse ? Il y a cette fatigue accumulée, cette contrariété de ne pas être en pleine forme et puis il y a eu hier... Hier après midi il y a ce moment où je me suis sévèrement jaugée dans le plus simple appareil devant mon miroir de salle de bain. Dans ma salle de bain la luminosité est digne d'une cabine de chez H&M, le moindre capiton ressort. J'ai encore l'image de ce gras (oui je suis une femme normale avec du gras arrêtez de croire le contraire) et je ressens encore la colère que cela a engendré en moi.

Je me donne tellement à fond dans le sport et j'essaie de manger au mieux. Je me bats tellement pour manger bien et de tout en quantité suffisante pour être en bonne santé. Et bien ces petits coussinets de gras, ils me mettent en rogne. Qu'est-ce que je peux faire pour qu'ils dégagent ? Me priver ? Non c'est bon j'ai donné 15 ans de ma vie là dedans, il est hors de question que je prive pour devenir une nana aigrie et malheureuse. Surtout que finalement plus j'étais mince plus je me sentais et me voyais grosse.

Alors je vais juste continuer sur ma lancée. Je vais serrer les dents, je vais m'accrocher, je vais continuer à faire du sport, continuer à manger du mieux que je peux, continuer à apprendre à ne pas manger mes émotions, continuer à être un maximum bienveillante avec moi, continuer à aimer mon corps malgré ses défauts, continuer à me répéter que je ne serais pas plus heureuse avec un peu moins de gras. Je vais retourner toutes ses petites faiblesses en force.

A la fin on en revient toujours au même c'est toujours cette foutue société qui nous vend l'image de corps parfaits en nous disant que le bonheur c'est ça (et souvent les réseaux sociaux n'aident pas non plus).


Le bonheur c'est se sentir bien dans son corps imparfait, c'est se sentir bien dans sa vie, c'est faire quelque chose qu'on aime, c'est danser avec sa fille le soir, c'est manger ces chocolats de pâques sans se poser la question si ça va nous faire grossir ou non...

vendredi 1 janvier 2016

bye bye 2015

Et voilà une nouvelle année s'est achevée. Je trouve que plus je vieillis plus le temps passe vite c'est un peu affolant.

Ce fût sans surprise une année ponctuée de hauts et des bas, comme toujours quoi.

Il y a eu des pleurs, trop de stress et d'angoisse, des doutes, de la colère, des émotions qui m'ont par moment submergées, la peur omniprésente de grossir en me forçant à mieux manger, de la fatigue, des déceptions, la vie qui ne fonctionne pas toujours comme on le désire...


Mais voilà la vie ce n'est pas que du positif. C'est le négatif de la vie qui nous fait  apprécie le positif et avec les années j'ai justement appris à laisser le négatif de côté pour me focaliser sur le positif.

2015 c'était surtout:
  • la cinquième année que ma mini moi me comble de bonheur même si la vie de maman est loin d'être un long fleuve tranquille.
  • la seconde année dans mon petit chez moi
  • des TCA qui sont presque terminés après un combat de près de 15 ans
  • un idéal féminin qui a évolué
  • un corps que j'ai appris à aimer
  • l'arrêt du gluten
  • 3 guides de sport et le début d'un 4 ème
  • une passion dévorante pour le sport
  • des heures en cuisine
  • l'envie de me dépasser
  • être capable d'être fière de moi
  • mes débuts timides sur youtube
  • des centaines d'épisodes de série
  • des heures de jeux avec ma puce
  • chanter à tue tête quand je suis toute seule à la maison
  • mes 32 ans que je n'ai pas l'impression d'avoir
  • des repas entre amis
  • la naissance du fils de ma meilleure amie
  • des milliers de photos
  • des moments précieux en famille
Bref ce fût une jolie année où je suis devenue une fitmum et trouvée un équilibre.



Je vous laisse avec une chanson que j'adore et qui reflète un peu année je trouve








jeudi 17 décembre 2015

Les repas de fête et moi

Cet article aurait dû être une vidéo mais après deux vidéos filmées la baby youtubeuse que je suis n'étais absolument pas satisfaite du résultat. Je me rabats donc sur l'écrit où je suis nettement plus à l'aise pour organiser mes idées et les exprimer avec nettement plus de fluidité.

Comment gérer les repas de fête, c'est le thème en vogue à une semaine du réveillon de Noël et chacun y va de son conseil.

Pour ma part je n'ai pas de conseils particulier à part : faites vous plaisir et profitez.

Je vais juste vous expliquer comment je vais affronter cette fin d'année.



Comme je l'ai dit dans un autre article il est déjà hors de question de m'affamer, de me restreindre, de me frustrer, voir de vouloir perdre du poids avant Noël. Qu'on soit bien d'accord c'est s'affamer, se restreindre et se frustrer qui fait grossir.

Si début début décembre votre alimentation n'est faite que d'interdits et de privation vous pouvez être certain que le soir du réveillon ça va être un véritable carnage, affamée vous allez juste vous jetez sur tous, manger pour manger sans prendre de plaisir, juste pour vous remplir et de là découlera une énorme culpabilité.

Mon mot d'ordre de décembre c'est manger normalement et continuer de me faire plaisir. J'ai envie de grignoter je grignote (on est bien d'accord qu'il faut quand même rester raisonnable!)De toute manière je sais pertinemment que si je ne respecte pas mes envies elles vont revenir x10 et avec l'effet boule de neige ce n'est pas un carré de chocolat que je vais manger mais la tablette, un paquet de biscuits, du fromage...bref comme je disais au dessus la frustration provoque juste des carnages et la théorie du foutu pour foutu. On a donc tout intérêt à manger 100 calories de chocolat quand on a envie plutôt que de repousser la chose et avaler en 15minutes 1500 calories de conneries.

Ensuite il faut arrêter de croire qu'on va prendre 5 kilos en 4 repas de fête.Même en mangeant plus que sa faim c'est impossible. Ceux qui prennent 5 kilos en décembre c'est parce qu'ils s'empiffrent du 01 au 31 décembre à coup de chocolat, de bûches pâtissières, de pain d'épices, de galettes des rois....

Vous savez le corps humain sait se réguler même si souvent on essaie de nous faire croire le contraire. Si vous mangez sainement toute l'année ce n'est pas 4 repas qui vont tout gâcher. D'ailleurs je crois que l'année dernière j'avais même perdu un peu pendant les fêtes.

Lorsqu'on mange de manière saine on est moins attirée par le gras et le sucré, on n'en a plus besoin de beaucoup pour être satisfaite.

Par contre attention l'erreur a ne pas faire c'est se peser le lendemain de ces « gros » repas parce que oui le lendemain vous aurez certainement pris du poids tout simplement parce que vos intestins sont remplis et les kilos de caca c'est des faux kilos, on est d'accord ?

Si vous êtes accro à la balance attendez janvier pour vos peser mais je ne le répéterais jamais assez se résumer à un chiffre c'est tellement triste. L'année dernière je faisais exactement le même poids et pourtant en une année grâce au sport et à une alimentation équilibrée j'ai perdu une taille de vêtements. J'ai pris de la masse maigre et perdu de la masse grasse, mon corps a changé et pourtant une balance vous dira que je fais toujours X kilos.


Le mot d'ordre un peu partout cette année c'est manger à sa faim. J'avoue ce n'est pas un mauvais conseil mais bon pour moi les fêtes ça rime avec gourmandise et je compte bien me faire plaisir et certainement manger un peu trop. Alors attention je ne parle pas de m'empiffrer je n'ai pas envie d'être malade. Mais je vais être gourmande et mange ma part de bûche même si je n'ai plus faim parce que c'est agréable, parce que c'est bon et parce que contrairement à ce qu'on prétend la gourmandise n'est pas un vilain dégaut.

Vous savez j'ai passé des années à ne pas manger grand chose à table et les périodes de fêtes étaient ultra dures à gérer. J'avais envie de manger et de me faire plaisir mais j'avais tellement peur de grossir que je me restreignais. Du coup ces repas étaient un enfer sans le moindre plaisir et j'enviais tous les autres qui mangeaient sans se prendre la tête.

Avec du travail et beaucoup de temps, je suis parvenue à surmonter tout ça et j'ai vu le résultat lors du repas de la Saint Nicolas. J'ai mangé de tout même des chips. Je n'ai pas fait attention à mes portions, je me suis resservie en fromage car c'est trop bon et arrivé au dessert j'étais pleinement satisfaite avec une part de bavarois. Avant à la moitié de ma part de dessert (que je mangeais avec la plus grande culpabilité) je pensais déjà à la seconde que j'avais envie d'avaler goulûment mais que je m'interdirais. Cette année je n'ai pas eu ce raisonnement tordu. A force de manger à ma faim et de faire confiance à mon corps, il a géré comme un chef et il est parvenu à dire stop. Le lendemain d'ailleurs je n'avais très faim.

J'entends beaucoup aussi le « n'oubliez pas de programmer vos séances » de sport. Le sport est devenu pour moi une vraie passion, une vraie drogue mais la première semaine des vacances je vais lever le pieds. Cette année j'ai fait quasiment du sport chaque semaine 6 jours sur 7, j'ai fait les 2 top body challenge et le BBG sans compter les kilomètres de cardio, les heures de gainage et j'en passe. Mon repos de Noël je le mérite et je crois que mon corps me dira merci parce que des fois il aimerait que je ralentisse un peu. Cette première semaine de vacances je fais profiter de ma famille et de ma fille (la seconde semaine elle sera chez son papa), avec les fêtes les journées seront déjà suffisamment remplies et fatigantes. Alors je ne dis pas non plus que je vais faire zéro sport car je me connais, sans cardio je vais me noyer dans mon stress alors les soirs il est fort probable que je fasse un peu de mini stepper.

Si pendant la dernière quinzaine de Noël vous faites moins de sport, ce n'est pas grave. On a le droit de ralentir, de se reposer et de profiter de la vie. Ca ne gâchera en rien les efforts que l'on a fait tout au long de l'année.


Pour finir je vais juste vous donner une de mes astuces pour éviter de trop manger à l'apéritif. On le sait bien à Noël on mange tard et du coup on arrive souvent le ventre bien vide. Pour ma part 30 minutes avant l'apéritif je croque une pomme et je bois de l'eau, ça me permet de ne pas arriver le ventre vide et d'avoir envie de tout avaler.
Ensuite je prévois pour l'apéritif des crudités, ça permet aussi de se caler sainement et ça n'empêche pas de se régaler avec quelques chips ou feuilletés. D'ailleurs maintenant à la maison tout le monde adore les bâtonnets de carottes et cie avec une bonne sauce au fromage blanc.

Pour le reste du repas faites vous plaisir, mangez doucement, n'oubliez pas de bien vous hydrater et profitez bien de ce moment en famille. Même si des fois les repas de famille ce n'est pas toujours ça, profitez des gens tant qu'ils sont là.