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samedi 13 juillet 2019

Passer son permis à 34 ans


Voilà un an que j'ai envie de vous écrire cet article mais je n'ai jamais pris ou trouvé le temps de le faire.

Le 10 juillet j'ai fêté ma première année de permis. Déjà une année que j'ai mon précieux et je revis.

Le permis et moi c'est une très très longue histoire, bien trop longue pour arriver à tout dire sur un post Instagram.

A la maison la récompense du bac c'est normalement le permis. Mais du haut de mes 18 ans ça ne m'intéressait absolument pas, surtout que j'avais tendance à avoir peur en voiture. Du coup j'ai demandé un ordinateur.

C'est en 2004 que je me suis attaquée au permis avec un crédit étudiant à la clé. J'allais au code consciencieusement tout en faisant en parallèle mes heures de conduite. J'ai eu mon code au second passage. La conduite était un vrai calvaire avec une monitrice qui me faisait des réflexions désagréables et qui n'était pas pédagogue pour un sous. En gros elle me criait dessus, moi ça me braquait et me paniquait si bien que j'ai fini par laisser tomber.

J'ai repris quelques années plus tard (2007 je crois) dans une autre auto-école, chaque leçon de conduite se terminait en migraine tellement j'étais stressée. En plus manque de chance mon code a périmé alors je me suis arrêtée là.

2009 une auto-école ouvre dans ma ville, je décide me réinscrire profitant du permis à 1 euros par jour. Je commence une formation en parallèle qui fait que je ne suis quasi pas disponible, je tombe aussi enceinte dans la foulée. Bref l'envie n'y est pas. L'auto-école finit par fermer je ne reverrais jamais mon argent.



2018 je suis enceinte et je me dis un beau jour à la sortie de l'école que sans permis avec 2 enfants ça va juste être pas possible (je me suis faite cette réflexion sur la grossesse qui a fini en GEU). Si pendant des années ne pas avoir le permis ne m'a pas gêné je commence à en avoir ras le bol de toujours dépendre de quelqu'un.

Juste après l'opération de ma grossesse extra utérine, je vais m'inscrire une nouvelle fois à l'auto-école avec cette fois ci la détermination à obtenir mon permis. Je profite de ma convalescence pour bouffer du code tous les jours en ligne sur mon ordi. Vive Internet, même plus besoin de mettre les pieds à l'auto-école.

Je n'ai pas fait l'erreur cette fois de prendre les heures de conduite en parallèle, car c'est clairement un moyen pour devoir en prendre plus que prévu.

J'ai mon code du premier coup à ma grande surprise parce que franchement j'ai eu des questions trop bizarres (aujourd'hui les questions du code c'est surtout plus sur le comportement du conducteur aka être un bon citoyen au volant que sur les panneaux ou le code de la route de base) Et dans la bizarrerie j'ai passé mon code dans un centre de contrôle technique pour les voitures.

De la j'enchaîne sur les heures de conduites. J'ai un moniteur au top même si à la fin clairement je ne le supportait tellement il était exigeant. Qu'est ce que j'ai pu caler à cause du stress.

Un vendredi après 32h de conduite il me dit « tu passes ton permis mardi ». Hein ?? Quoi ?? Comment ?? mais c'est pas possible je ne suis pas prête. Je cale trop, je galère sur les démarrages en côté, les manœuvres sont laborieuses. LA PANIQUE QUOI !

Je prendrais le lundi une dernière heure histoire de me rassurer.

Le mardi la matinée a été longue, je suis passée en dernier ou en avant dernier. J'ai la chance de faire un parcours que j'avais déjà fait. Par contre avec le stress c'est parfois laborieux (oui moi je suis une grande stressée et j'ai une sacrée pression car j'ai pas vraiment l'argent pour le passer 10 fois!)

Sur les réglages des rétro, je zappe celui du milieu. Je fais donc comme si de rien n'était. Dans l'ensemble sur la route ça se passe bien. Arrive le moment de la manœuvre et c'est tout ce que je veux pas : un créneau où il faut monter un trottoir et en descente. Je galère, je prends mon temps, l'important est d'y arriver. A un moment l'inspectrice me fait remarquer que ma marche arrière n'est pas passée mais étant en descente comment dire je m'en étais pas rendue compte...la honte. A l'arrière la monitrice me voyant galérer me montre comment tourner mon volant.

Je finis enfin mon créneaux. Après les fameuses questions de vérifications on rentre au centre. Un peu plus tôt que prévu. Je me dis que c'est mauvais signe.

Après deux longs jours d'attente, je me connecte difficilement sur le site pour regarder les résultats et HOURRA j'ai mon permis du premier coup.

Je suis tellement fière de moi car clairement avec mon stress c'était pas gagné. Et je suis tellement soulagée car je n'aurais pas supporté des heures de conduite en plus.



Depuis je conduis quasiment tous les jours. Franchement c'est une autre qualité de vie. Quand il pleut je peux emmener ma grande à l'école en voiture et éviter d'être trempée. Je suis enfin indépendante pour aller en courses, chez le médecin, en balade.

Je me suis améliorée sur mes manœuvres. J'arrive sans trop de soucis à faire des créneaux des 2 côtés maintenant, ma mère m'a expliqué à sa façon , avec ses mots et hop ça roule ma poule.

Je roule un peu moins mémé. Qu'est ce que l'amoureux et ma mère ont pu se moquer de moi au début quand 15 mètres avant le rond point je ralentissais. Ben oui mais c'est comme ça qu'on m'avait appris quoi.

Je ne suis toujours pas super à l'aise sur l'autoroute. Ca m'arrive de le prendre, je sais conduire dessus mais j'avoue je préfère faire conduire quelqu'un d'autre à ma place.

Une fois je me suis tapée un trottoir en haut de ma ville, merci la fatigue de la fin de grossesse et j'ai bousillé une jante et les enjoliveurs.

Sinon j'ai remarqué que par principe du moment qu'on a un A sur la voiture, les gens te doublent et souvent dangereusement. J'ai testé avec et sans, le résultat est juste hallucinant !

Mon permis aura coûté quand bien cher au final.

Si je peux vous donner un conseil passer votre permis quand vous vous sentez vraiment prêt sinon vous risque de le faire en dilettante et vu le prix ça serait dommage.

Commencez vos heures de conduite une fois le code obtenu parce qu'on arrive très vite à 30h de conduite.

Et vous à quel âge avez vous eu votre permis ?
A bientôt dans un prochain article.
Des bisous





dimanche 21 avril 2019

Différence de perception


Hello les gens !

Aujourd'hui je prends le temps pour écrire un petit article. J'ai envie de vous poster plein de choses sur le blog mais avec mon petit bébé je manque de temps (c'est d'ailleurs pour ça que je n'ai pas encore repris le sport mais ça c'est un autre sujet).

J'ai décidé de vous parler des différences de perception quand on est maman (ou pas d'ailleurs, ça peut s'appliquer au final à tous les domaines, il y a souvent un décalage entre ce que nous on vit et ce que les autres voient).

J'ai déjà évoqué le sujet sur Instagram mais niveau texte on peut difficilement écrire des pages et des pages et depuis que les commentaires ne sont plus en ordre chronologiques ben quand tu termines ton post en commentaire c'est la galère pour trouver la suite.



Tout à commencer avec un commentaire, rassurez vous c'est un gentil commentaire.

Je vous le retranscris :

« comment fais-tu pour t'occuper si bien de tes enfants (allaitement, portage, maternage...), préparer des petits déjeuners magnifiques, faire des photos, tenir un blog et avoir même le temps de faire une déco de Pâques ?...Tu m'impressionnes ».

Comme je disais sur mon post instagram, on va se mentir ce type de commentaire ça fait du bien à notre égo.

Ce qui est « drôle » et surtout intéressant à partager c'est que de mon côté je n'ai pas du cette impression de parvenir à tout gérer, de faire bien...je cours (comme tout le monde) après le temps même si j'adopte comme je peux la slowlife.

Comme je disais à mon amoureux il y a peu en ce moment j'ai un rythme de vie bizarre. J'ai les moments d'allaitements longues et zen et quand j'ai rien que 5 minutes sans bébé je dois faire le maximum de choses possibles en sachant que je ne pourrais probablement pas les terminer.

En effet la plupart du temps quand je commence quelque chose bébé se réveille. Et la rédaction de cet article n'y a échappé pas. Je vous jure il dormait à poings fermés et puis j'ai commencé à écrire...résultat un bébé sur les genoux qui s'est vite s'impatienté (normal quoi). Jen reprends seulement l'écriture au moins 3 semaines après (oui j'ai regardé j'ai commencé le 1 er avril). Souvent je commence à écrire mes articles sur mon téléphone portable...

Alors oui je fais 1000 choses mais avec cette impression de les faire à moitié, je commence moult choses sans savoir quand je vais pouvoir les finir. Clairement par moment ça me frustre.

J'ai appris à lâcher prise, bébé est prioritaire sur tout le reste et c'est le plus important. Mais oui par moment je suis ultra frustrée de ne pas pouvoir faire le tri de mon armoire que j'aimerais tant faire, de passer une matinée complète pour mettre tous les fringues à vendre sur Vinted ou rien de voir le bordel dans la maison sans pouvoir le ranger.

Dans ces moments là, je respire un grand coup, je me répète dans ma petite tête que tout ça peut attendre et que celui qui n'est pas content ben il a qu'à venir chez moi et passer l'aspirateur.

Mon secret pour le petit déjeuner c'est que je me lève super tôt. Je sais que bébé dort bien sur le matin donc je me lève à 6h du matin. Ainsi je peux préparer tranquillement mon petit déj, faire une jolie assiette et le savourer. Le reste de mes repas je les avale souvent en 5 minutes top chrono directement dans le tupperware en verre quand ce n'est pas débout avec bébé en portage. Il est loin le temps où je faisais de chouettes assiettes que je partageais sur Instagram, mais ça reviendra je le sais. Patience.

Au niveau des enfants je fais de mon mieux. Mais il y a des jours où je suis fatiguée voire épuisée dès le matin. J'ai tendance alors avoir moins de patience et à vite m'agacer. Oui je suis juste un être humain. Je finis par élever la voix avec la grande quand je lui repente un truc pour la 5 ème fois. Je soupire au 3 ème caca explosif de bébé et qu'on est au troisième body. Sérieux je suis jalouse des bébés allaités qui font un caca par semaine.

Le portage c'est pratique quand bébé a besoin de moi et que je dois faire autre chose. Je suis soulagée depuis que Léandre aime le portage (j'ai un peu galéré pour le portage, je vous en reparlerai) mais c'est quand même pas la panacée pour étendre le linge, faire à manger ou la vaisselle. J'ai hâte qu'il soit en âge pour faire le portage dans le dos.



Pis y a aussi l'amoureux, ben oui Papa s'occupe aussi du petit chou. J'en profite quand il est à la maison pour faire ce que je ne peux pas faire quand je suis seule avec bébé ...genre repasser, faire des activités avec ma grande, décorer pour Pâques...

J'essaie et j'apprends aussi à m'organiser. Le soir je préparer les vêtements de ma tribu pour le lendemain. J'essaie de préparer le repas du midi la veille pour avoir juste à le réchauffer.

Mais la vérité c'est que souvent je me sens dépassée et dans ces moments là on a toujours l'impression que les autres font mieux que nous. Dites vous qu'on est surtout toutes dans la même galère.

Oubliez pas les mamans, on est toutes des supers mamans qui faisons de notre mieux. Arrêtons de nous comparer, la maternité ce n'est pas un concours.



mercredi 17 mai 2017

Les aliments interdits...

Ce matin en petit déjeunant je suis tombée sur une vidéo YouTube où une fille avait décidé d'analyser son alimentation grâce à une application. Elle dégaine alors une tablette de chocolat noir bio 70% et la scanne avec son téléphone. Le résultat est sans appel pour l'application le chocolat n'obtient pas la moyenne avec un 40/100 : il est trop calorique, il contient trop de graisses saturées et trop de sucre. La Youtubeuse en conclût que ce n'est pas parce qu'un aliment est bio qu'il est sain.

Là je suis tombée sur mes fesses ! Et je n'ai pas regardé la fin de la vidéo sous peine de faire voler mon téléphone à travers la pièce.

Alors certes bio n'est pas le synonyme de sain puisqu'on trouve pas mal de produits bio avec des compositions bio cracra. Mais là n'est pas la question. Moi je dis mais WTF de vouloir à tout prix classer les aliments en sain/pas sain, autorisé/interdit.

Oui le chocolat noir c'est calorique, il y a du gras et du sucre mais il contient aussi des choses comme du potassium, du cuivre, du magnésium et du fer. Le chocolat noir contribue à diminuer les risques d'AVC, il permet également la libération d'endorphines ce qui nous rend happy....le chocolat noir a une tonne de bienfaits et même si l'application le note mal il est très bon à notre santé. Bien entendu il faut en manger modérément ça va de soi, on ne se nourrit pas uniquement de chocolat.

Sérieusement moi je dis STOP arrêtons de vouloir classer nos aliments. Aucun aliment n'est malsain en soi, tout dépend la proportion qu'on en consomme. Exemple l'huile d'olive ce n'est plus à démontrer, c'est super bon à la santé mais si tu te bois le litre c'est pas bien terrible.

Manger sainement pour moi c'est mixé justement tous les aliments entre eux, ceux qu'on considère comme les plus sains comme les fruits et les légumes et ceux qu'on pointe toujours du doigt comme les frites, les biscuits...

Une alimentation saine ce n'est pas mangé que des aliments dit sains. Une alimentation saine c'est une alimentation équilibrée qui laisse une grande place aux fruits et légumes, aux céréales complètes, aux aliments bruts mais laisse aussi une part de plaisir avec de la glace ben & jerry's (oui oui il fait beau j'ai très envie d'une bonne glace), une belle assiette de frites avec un burger... 

Ce n'est pas pour rien qu'on nous répète toujours qu'il faut une alimentation équilibrée et variée.

Il n'y a rien de pire que de classer les aliments en autorisé/interdits. D'une part comme je vous l'ai expliqué plus haut c'est totalement idiot mais d'autre part ça provoque une frustration pas possible. Et vous savez c'est quoi le synonyme de frustration ? (enfin pas le synonyme au sens littéraire soyons d'accord) c'est les craquages.Plus on s'interdit des aliments plus ils nous obsèdent et le jour où vous vous ferez enfin plaisir vous ne mangerez pas un biscuit mais la boite.

D'ailleurs depuis que je ne m'interdis plus rien, je ne passe plus ma vie à être obsédée par la bouffe.

Quand j'étais ado (j'avais 14 ans et demi), j'ai pris du poids car je mangeais pour compenser (stress, angoisse, harcèlement scolaire) et en plus de ça je n'avais pas une alimentation équilibrée : je détestais les légumes... Ma mère m'a emmenée au CHU pour enfants pour que je sois suivie nutritionnellement car elle ne voulait pas que je lui reproche plus tard d'être grosse. Ce que je comprends parfaitement. Je ne lui en veux pas. Je précise que dans la famille nous n'avons pas une nature à être en surpoids, j'ai un métabolisme pas trop merdique mais du moment qu'on mange plus qu'on se dépense on grossir CQFD.

C'est à l'hôpital que j'en veux. Cet hôpital qui m'a prescrit un régime hypocalorique, cet hôpital qui a commencé à me faire classer les aliments en autorisés et interdits, cet hôpital qui avait prévenu ma mère qu'il était possible que ça débouche sur des troubles alimentaires mais ça ne les a pas empêché de me prescrire ce régime de fou. J'ai d'ailleurs envie de ponctuer avec un MAIS WTF !






Deux ans après je retournais dans le même hôpital anorexique. Enfin ils n'ont jamais prononcé le mot j'étais juste un cas à surveiller avec mes 40 kg pour 1,55m. Ils m'ont bien expliqué aussi que si je ne reprenais pas du poids, je serais enfermée entre 4 murs sans contacts avec ma famille.

Bref j'ai repris 2 kilos, on m'a fichu la paix et mon anorexie a duré 17 ans. Mais ça c'est une autre histoire, une autre histoire très trop longue.

Aujourd'hui je n'ai plus d'aliments interdits, je suis parvenue à me sortir de ce raisonnement binaire. Je reste méfiante sur certains aliments mais ça va de mieux au mieux.

J'aimerais que ce raisonnement binaire vis à vis de l'alimentation disparaisse de notre société. Malheureusement quand on voit les régimes à la mode, les pseudos conseils de pseudos nutritionnistes, les idées fausses bien ancrées dans les esprits ce n'est pas demain la veille que tout cela va changer. Notre société a d'ailleurs un gros problème avec l'alimentation mais c'est encore un autre sujet quoique très intéressant.

Et dites vous une chose à la fin de la journée, c'est la facture calorique qui l'emportera. On peut manger que des aliments dit sain mais grossir si on en mange trop, comme on peut manger des aliments dit malsain et maigrir. Je me souviens comme ça d'un reportage où un américain avait perdu énormément de poids en mangeant chez subway à chaque repas.
Alors bien entendu l'alimentation c'est plus compliquée que les calories mais ça compte quand même. Et n'allez pas commencer à compter vos calories hein, ça rend fou aussi.   

Une chose est certaine, manger devrait être quelque chose de naturel et intuitif.


J'espère mes fitchoux que cet article vous aura plus. 


Je vous embrasse.











mercredi 3 mai 2017

Peut-on guérir des troubles alimentaires?

Ce soir j'avais envie de vous partager sur le blog un post que j'ai écrit hier soir sur Instagram. Je pense qu'il peut intéresser et sur le blog il sera moins noyé que dans mon Instagram.

Pour faire court, j'ai souffert de troubles alimentaires de 2000 à 2017. Je juge que c'est vraiment cette année que je peux considérer que tout ça est derrière moi.





Je vois beaucoup de post à propos de la guérison des troubles alimentaires et j'avais envie de vous donner mon avis sur le sujet étant pleinement concernée.

Déjà je n'aime pas ce mot guérison, c'est une maladie dont on ne guérit pas à proprement dit. C'est comme si vous disiez d'un alcoolique qu'il est guéri de l'alcool. Parce que oui les TCA ça reste avant tout des addictions et de ce fait on gardera une fragilité à vie. Voilà pourquoi je préfère parler de rémission. J'en ai vu des dizaines de filles "guéries" replonger des années plus tard suite à ce qu'on appelle un accident de la vie (divorce, décès...).

Si il y a une chose que je déteste c'est donner de faux espoirs.

Certaines donnent l'impression que la "guérison" c'est facile et n'est qu'une question de volonté Alors oui il faut le vouloir c'est certain, mais le vouloir ce n'est suffisant.

Aller mieux c'est avant tout un cheminement personnel qui est propre à chaque personne. Ce qui va fonctionner pour x, ne fonctionnera pas y.

Aller mieux ça prend du temps, ce n'est pas une histoire de mois mais une histoire d'années. Il faut être patiente.

Aller mieux c'est difficile, ce sont des hauts et des bas, c'est serrer les dents.

Aller mieux ce n'est pas juste une question de manger normalement, c'est apprendre à aimer son corps, c'est gérer ses émotions sans passer par la nourriture ou la non nourriture, c'est s'ouvrir aux autres.

Pendant longtemps j'étais persuadée que je n'irais jamais mieux et finalement j'y suis arrivée. J'en reste surprise, j'ai du mal encore de réaliser le chemin parcouru.

Mais je vais être franche avec vous, il reste au fond de moi la petite voix de l'anorexie prête à s'inviter à la moindre faiblesse. Je reste vigilante car non cette garce n'est plus la bienvenue. Il y a aussi des jours où je me sens mal dans mon corps, tout n'est pas licorne et arc en ciel.

Les troubles alimentaires c'est le combat d'une vie.


Ce que je peux vous conseiller c'est de suivre des gens qui vous motivent et vous pousseront en avant. Accrochez vous a quelque chose qui vous fait vibrer et vous donnera l'envie d'avancer. Et surtout ne perdez jamais espoir.

Je vous souhaite une douce soirée. Des bisous 




mercredi 4 janvier 2017

Good bye 2016...

Hello mes fitchoux,

Je vous souhaite une très belle année 2017.




Je dois vous l'avouer je n'ai pas vu l'année 2016 passer et encore moins ces deux derniers mois où j'ai tellement couru dans tous les sens que j'ai littéralement abonner le blog par manque de temps.

Pour 2017 je n'ai pas fait une liste de bonnes résolutions, je n'aime pas ça et je pense qu'on a pas besoin d'attendre le premier jour de la nouvelle année pour prendre des décisions. 

Par contre ce que j'apprécie faire c'est faire un petit bilan de l'année en m'attardant sur le positif. Comme beaucoup de monde mon année 2016 n'a pas été la plus merveilleuse (2017 semble prendre la même direction..)  mais voilà c'est la vie c'est comme ça. Alors oublions le négatif et focalisons nous sur le positif. Malgré tout 2016 a eu son lot de jolis moments et c'est ça le plus important, non ?

En 2016 j'ai encore fait un beau bout de chemin et j'en suis super fière. Maintenant les troubles alimentaires sont vraiment du passé (même si je reste ultra méfiante). Je mange normalement, ce que je veux, quand je veux. Je me fous éperdument de mon poids, de ma masse grasse et de ma masse maigre. Je ne me suis pas pesée depuis le début de l'année 2016. Les compulsions sont quasiment devenues inexistantes. Alors oui de temps en temps je mange mes émotions (comme de nombreux êtres humains) mais ce n'est plus incontrôlable. Quelques chocolats ou quelques biscuits et hop je passe à autre chose. Ça n'empêche pas qu'à la fin de l'hiver/début du printemps j'ai eu un petit épisode où ma tête a bugué vis à vis de la nourriture mais j'ai tenu bon, il était juste hors de question de me laisser à nouveau envahir par mes anciens démons.

Mon rapport au corps a continué également à évoluer. J'ai fini par accepter mes fesses et même mes cuisses. La maigreur ou l’ultra minceur ce n'est vraiment plus pour moi. Les bras creux, les cuisses de grenouilles ne sont plus du tout mon idéal. J'ai vu cette évolution en regardant les photos de ma grossesse. La dernière fois que je les avais regardé je m'étais trouvée joufflue et tout le tralala. Il y a quelques jours je suis retombée sur ces photos et finalement je me suis dit que j'étais restée vachement mince.

2016 c'est aussi l'année où je me suis désintoxiquée du sport. J'en fais un peu moins et surtout mon mot d'ordre c'est le plaisir. On va pas se mentir, pendant un certain temps je ne m'en suis pas rendue compte mais comme je ne contrôlais plus la nourriture, j'avais basculé le contrôle là sur le sport. A part qu'à en faire toujours plus je me suis retrouvée à un moment donné épuisée et presque dégoûtée. Je remercie d'ailleurs un ami coach d'Instagram de m'avoir rattrapé à temps et grâce à lui j'ai fini par lâcher prise et j'ai retrouver le plaisir de m'entraîner. J'ai aussi arrêté de me mettre une pression de fou et des objectifs qui ne sont plus les miens. Du haut de mes 33 ans et de ma vie de maman, je n'ai absolument pas les même objectif que les jeunettes d'une vingtaine d'année qui peuvent se consacrer corps et âme à la muscu. J'apprécie avoir un corps fit, j'apprécie me dépasser lors de mes trainings mais il est hors de question d'aliéner ma vie au sport, ça doit rester un plaisir.

2016 c'est l'année où je suis devenue une baby influenceuse avec mes 22,5 k sur instagram. J'avoue que lorsque j'ai ouvert mon compte instagram je ne pensais pas qu'un jour autant de monde suivrait mon quotidien sportif et alimentaire. Bon si je montrais mes fesses, j'aurais peut-être déjà atteint les 100k mais ce n'est pas l'exemple que je veux donner à ma fille. On peut intéresser les gens par autre chose que la sexy attitude. Après je ne blâme pas les filles qui le font car c'est malheureusement le message que la société envoie aux femmes...

En 2016 j'ai également continué tranquillement ma petite chaîne YouTube. J'ai terminé l'année avec presque 500 abonnés ce qui est quasiment rien dans l'immensité de YouTube mais pour moi c'est déjà énorme. Jamais de la vie j'aurais pensé que mes petites vidéos puissent intéresser du monde.

Pour 2017, je vous souhaite de suivre vos rêves, de poursuivre vos projets même s'ils paraissent irréalisables, soyez bienveillants envers vous et les autres, faites de preuve de patience tout vient à point à qui sait attendre.

Je vous remercie d'avoir passer cette année 2016 à mes côtés. Merci pour votre gentillesse et votre bonne humeur.

Je vous embrasse.



mercredi 28 septembre 2016

20 ans ont passé...

Suite au téléfim puis au débat diffusé hier soir sur France -qui m'ont retournés une fois de plus- j'avais envie de remonter ce texte...  Je l'avais publié en novembre 2015.


C'était il y a des années mais j'ai toujours cette impression que c'était hier. Les années passent, j'ai appris à ranger tout ça dans un coin de ma tête et à ne plus y penser, ça n'empêche que les stigmates sont là et je les affronte tous les jours.

Il a quelque temps une maman a publié à un livre à propos du harcèlement scolaire qui lui a volé sa fille. Tout ça a fait remonter à la surface de tristes souvenirs de mon passé.


Je me demande toujours ce que serait ma vie aujourd'hui si je n'avais pas subi de harcèlement scolaire ? Serais-je plus joyeuse ? Ferais-je plus facile confiance aux gens ? Aurais-je terminée mes études ? Aurais-je un métier que j'aime ?

On parle souvent dans les médias de ceux qui décident d'arrêter leur souffrance en se suicidant, on parle plus rarement des autres : de ceux qui comme moi ont survécu mais à quel prix, de ceux qui auront en partie leur vie gâchée parce que c'est un traumatisme que l'on porte en soit à vie.

C'était il y a 20 ans. Par moment j'oublie et puis les souvenirs reviennent sans dire un mot tout en me poignardant d'une douleur sourde.
C'était il y a 20 ans et quand j'en parle j'ai toujours les larmes aux yeux.


Ma vie actuelle me plaît, je suis épanouie dans ma vie de maman au foyer. J'ai une petite fille adorable, un amoureux presque parfait, un joli appartement. Je n'ai pas à me plaindre. Je l'aime ma vie, mais beaucoup de choses restent douloureuses et j'aimerais tant que tout ça se taise à jamais pour que je puisse vivre pleinement.


Souvent les gens nous jugent, je prends souvent des réflexions dans la tronche parce que je suis maman au foyer alors que ma fille est scolarisée. Mais finalement on ne m'a jamais demandé le pourquoi du comment. Pourquoi est-ce que c'est chez moi que je me sens le mieux ? Pourquoi je suis une angoissée de la vie ? Pourquoi le moindre changement me panique?....

Je ne cherche pas la pitié. Je ne cherche pas à ce que l'on me plaigne. J'aimerais juste que les gens se rendent compte comment le harcèlement scolaire (mais aussi tous les harcèlement) peut pour détruire à jamais de l'intérieur.

Du plus loin que je m'en souvienne les autres enfants m'ont toujours embêté, pourquoi je ne sais pas. Peut-être parce que j'ai toujours été une petite chose timide et réservée. J'ai toujours été la cible parfaite.

Mon première souvenir de harcèlement remonte à la maternelle, alors bien entendu à l'époque c'est pas bien méchant. N'empêche ça reste mon unique souvenir de l'école maternelle, c'est pour vous dire combien cela m'a marqué. Je devais être en moyenne section je portais un manteau blanc en poil. Une grande m'embêtait à la récréation en me bousculant et en me disant que je ressemblais à un mouton. On dit les enfants pures, moi je peux vous dire que ça peut être de cruels petits merdeux.

L'école primaire n'a pas non plus été une partie de plaisir. D'ailleurs je n'ai jamais aimé l'école. Je n'étais pas vraiment harcelée mais j'étais déjà victime de violence et d'insultes alors que je vivais ma vie et n'embêtait personne. Je n'ai jamais vraiment compris cette violence gratuite.

C'était en CM2 pour certains cours, on changeait de classe et de maître pour nous préparer au collège. A un des cours, je me retrouvai assise au fond de la classe, à côté d’un redoublant déjà bien grand et costaud qui n’hésitait pas à me malmener à la moindre occasion. Il avait besoin d’une feuille pour écrire ? Il me pinçait. Il avait besoin d’une cartouche d’encre ? Il me pinçait. Je ne l’ai jamais raconté à personne. Pourquoi, je ne sais pas. Peut-être parce que c’était seulement occasionnel, alors je passais à autre chose. J'ai pendant longtemps mis cela de côté, ça m'est revenu comme un boomerang des années après.


Enfant je n'ai jamais pensé à me défendre, ce n'était pas dans mon tempérament.

C'était l'époque où pour quasiment tout le monde il y avait du bon pour un gamin à se faire violenter car ça lui forgeait le caractère...on va dire ça...oui ça le forge mais dans le mauvais sens du terme. Je vivais la peur au ventre.

L'été précédant mon entrée en sixième, lors d'un séjour d'une semaine en colonie de vacances un des copains avec lesquels je traînais m'avait prédit que mon année de sixième serait un calvaire. Des années après je me souviens encore parfaitement de la scène. Je ne comprenais pourquoi il me disait ça, à l'époque je lui ai ri au né. Comment a-t-il su que j'allais subir une année de violences morales, physiques, d'humiliations et que PERSONNE, absolument personne ne ferait rien.


Pourtant il avait vu juste. Il avait bien deviné, il avait compris que l’année qui allait arriver serait un enfer pour moi. En sixième, les brimades sont devenues quotidiennes à cause de deux filles qui ont fait de moi leur bouc émissaire. C’était en 1995. Le harcèlement scolaire était un sujet plus que tabou et personne n’en parlait. Cette année-là, je ne pourrai jamais l’oublier. Elle me hante encore aujourd’hui, 20 ans après et jusqu'à ma mort j'en porterais les stigmates.

Vous voyez avec mes yeux d'adultes, je pourrais presque pardonner aux enfants qui m'ont harcelé (enfin presque hein...je pense qu'à 11/12 ans on sait très bien ce qu'on fait et j'ai beau ne pas être rancunière j'espère qu'un jour le karma fera sont boulot et punira ces pestes !) mais je ne pardonnerais jamais à ces adultes qui étaient au courant et qui n'ont rien fait pour m'aider.

Je ne comprends toujours pas comment les adultes ont pu laisser les élèves de ma classe me maltraiter et fermer les yeux. Je reste sidérée qu'aujourd'hui ce soit toujours d'actualité.

Cette année m’a détruite à jamais : elle a anéanti mon estime de moi, elle m’a enlevé une grande partie de ma joie de vivre et m’a donné plus d’une fois l’envie de mourir pour que tout s’arrête.

Je ne saurai jamais ce que j’ai pu faire de mal..RIEN, justement c'est bien ça le problème. J’étais juste petite, timide et sans défense, bref… la cible idéale. Si au début mes bourreaux étaient un duo d’adolescentes, très vite toute la classe s’est prise au jeu. J’étais seule contre tous à subir de la méchanceté et de la violence gratuite. Ça a débuté par des moqueries, puis des insultes. Ensuite les coups et les humiliations ont fait partie de mon quotidien. Tout était bon pour me faire mal, pour faire pleurer, pour faire rire les autres. Personne ne voyait rien, personne ne voulait rien voir. J’étais seule, sans amis, isolée et sans défense.


J'ai souvent cette image qui me revient en tête, c'était à la fin d'une heure de mathématique et je n'en pouvais plus de la situation. Les larmes aux yeux j'ai décidé d'aller en parler après le cours au professeur de mathématiques. Il a écouté. Il aurait pu faire quelque chose mais il n'a jamais rien fait, lui l'adulte, rien. Je suis restée seule avec ma détresse.

Certains professeurs ont même cautionnaient la situation, c'est le cas du professeur d'EPS. Lors des séances d’athlétisme je recevais des coups dans le tendon d’Achille de la part des histoires histoire que je cours ma . A l'époque je n'aimais déjà pas le sport mais vous imaginez bien que dans de telles conditions je n'avais pas la moindre envie d'en faire. Le professeur fermait les yeux, j'avais de mauvaises notes et des appréciations désobligeantes de sa part. Quand j'ai relu un jour mes bulletins de notes de sixième je n'en suis pas revenue.

Mais vous savez le pire dans l'histoire ? Le chef d’établissement et mes professeurs étaient parfaitement au courant de ma situation mais personne n’a rien fait, personne n’a bougé le petit doigt.

Pendant une année on m'a bousculé, frappé, insulté, humilié de toutes les façons possibles. J'ai eu le droit à ma petite chanson sur l'air de la chanson principale d'Aladdin, on m'a baissé la jupe au milieu de la cours de récréations, on me tenait à l'écart...

Je n'ai jamais gardé tout ça pour moi, j'en avais parlé à ma mère. Elle a commencé par engueuler les gamins qui m'emmerdaient mais bien sûr ils s'en fichaient et en plus les parents soutenaient le comportement de leur gosses. Elle est allée voir le principal, il y a eu des lettres recommandées mais personne dans mon collège n'a rien fait. PERSONNE.
Pire en 5 ème on m'a remis dans la même classe, avec les mêmes élèves... A partir de cette année là j'ai juste essayé de me fondre dans la masse pour qu'on m'oublie et pour qu'on m'accepte.

Depuis ce jour je ne cesse finalement de m'excuser d'exister. Dimanche un ami en me parlant de la chienne adopté il a peu par ma mère m'a dit qu'elle me faisait penser à moi. J'ai eu une pause. Et je lui ai répondu « oui elle semble toujours s'excuser d'exister ». Oui 20 ans ont passé et j'ai toujours cette peur intense de gêner, d'être un boulet, d'être de trop parce que lorsque j'avais 11 ans pendant une année scolaire entière on m'a donné cette impression que je n'aurais jamais dû exister.


Je n’ai jamais rien fait pour que les autres m’agressent et me détestent. Je crois que c’est ça le plus dur. Je demandais juste une chose : avoir des amis. Je n’ai eu que des bourreaux et des spectateurs qui se complaisaient de la situation. Il y avait aussi les autres qui ne disaient rien par peur de devenir à leur tour des victimes. J’aurais pu me défendre mais ce n’était pas ma nature (du moins à l'époque) Et j’imagine que si j’avais fini par assommer quelqu’un ça serait retourné contre moi.

Les insomnies ont débuté: j'étais tellement terrorisée à l'idée de retourner en cours le lendemain que je n'en dormais plus. Comment dormir sereinement lorsqu'on a une boule d'angoisse au ventre ? Le dimanche, plus les heures passaient, plus la peur du retour en cours me rendait malade parce que c'était synonyme d' une nouvelle semaine dans la bouche de l'enfer. Les insomnies sont restées pendant des années, les angoisses noctures aussi. Encore aujourd'hui il m'arrive le dimanche soir de ressentir cette boule d'angoisse qui grandit en moi au fil des heures pourtant le lundi ce n'est pas moi qui vais à l'école.


Ma mère a fini par m’inscrire à la boxe afin que j’apprenne à me défendre. Elle avait même prévenu le principal du collège qu’elle m’avait promis 100 francs pour le premier gamin que j’assommerais Je n’aimais pas la boxe. Je ne voulais pas en faire. Je n’aimais pas le sport. Je ne voulais taper sur personne. Je voulais juste être tranquille. Je voulais juste avoir quelques amis. Je ne demandais pas la lune.

Un jour, dans le cadre d'un cours de Sciences de la Vie et de la Terre, j’ai amené un poisson mort au collège. Ce jour-là, j’ai menti à ma mère en lui disant que j’avais frappé un de ses sales gosses qui me harcelaient avec. Je ne sais pas pourquoi j’ai menti...peut-être parce que j’aurais aimé avoir le courage de la faire, plutôt que de baisser la tête et de regarder par terre en subissant une énième violence. Peut-être parce que j’avais honte de ne pas être capable de me défendre. Peut-être parce que je voulais qu’elle soit fière de moi parce que j'avais l'impression d'être un boulet. Je crois d'ailleurs que je n'ai jamais dit la vérité à ma mère depuis tout ce temps.

L’année s’est terminée. J’y ai survécu, mais à quel prix ? J’avais d’excellentes notes mais il ne me restait plus que ça. Plus j’en bavais, meilleures étaient mes notes et je crois que les autres m'en voulaient encore plus.

Je me disais que l’année de cinquième serait meilleure, que je serais dans une autre classe. Mais non, je l’ai passée avec les mêmes élèves, les mêmes bourreaux. Je me suis faite plus petite qu’une souris en attendant que l'année passe. Les années ont passé ; même si je ne subissais plus de harcèlement j’ai toujours été celle qu’on embête, celle à qui on fait des méchancetés de temps à autres juste pour s’amuser. J'étais bien contente de partir enfin du collège.


En seconde, je pensais naïvement que tout changerait. Mais une fois de plus je me suis fait marcher sur les pieds. Les autres n’étaient pas méchants avec moi mais je recevais quand même de temps à autre des réflexions pas très agréables. Ça m’énervait car je ne parvenais pas à répondre alors que je voulais. Je bouillais sur place. En toute fin d’année je suis enfin parvenue à répliquer à une énième pique qui n’était drôle que pour eux, c'était une petite victoire et un soulagement.

J’ai commencé à avoir de la répartie en première et à ne plus avoir peur des autres. J’ai compris aussi qu’il fallait bluffer, faire croire à l’autre que s’il songeait un instant à me chercher, il recevrait cordialement mon gauche dans sa figure. Je n'avais même plus peur d'avoir mal ou de recevoir un coups. La même année j'ai développé une dépression profonde couplée à de l'anorexie...

J’ai appris bien plus tard l'expression pour décrire ce que j’ai subi durant mon année de sixième (et tout au long de ma scolarité avec plus ou moins d'intensité) : « harcèlement scolaire ». À cette époque, le terme était tabou. On a commencé à en parler récemment en essayant d’ailleurs d’accuser Internet et les réseaux sociaux. Mais non, en 1995 je peux vous dire que ça existait déjà. Je peux vous dire que cette année-là a gâché mon adolescence et le début de ma vie d’adulte et me fragilise encore. Encore aujourd'hui des enfants et des jeunes adultes souffrent chaque jour de cette situation et c'est intolérable. Combien d'enfants ou de jeunes adultes souffrent en silence ? Combien d'enfants ou de jeunes adultes préfèrent mourir que de supporter un jour de plus de se faire harceler ?

J’ai eu la chance à mon époque qu’Internet et le téléphone portable n’existent pas : le harcèlement restait à l’école. On ne pouvait pas m’atteindre chez moi. Ce qui n’est malheureusement plus le cas maintenant.

Le harcèlement ne forge pas le caractère, ça le détruit


Être frappée, humiliée, insultée, ça ne m’a pas endurcie, au contraire :
  • À court terme, le harcèlement provoque des troubles du métabolisme et du comportement ainsi qu’un isolement relationnel.
  • À moyen terme apparaissent des troubles anxio-dépressifs et l’échec scolaire.
  • À long terme, on observe des troubles de la socialisation et des troubles psychiatriques.

Si les adultes avaient agi à l’époque, je me dis que je n’aurais pas été si abîmée. En attendant, c’est moi qui en ai payé la note entre une anxiété généralisée, une estime de moi plus que pourrie, une dépression profonde, une peur de l’échec qui m’a paralysée pendant longtemps (encore maintenant elle est là dans un petit coin) une petite phobie sociale qui persiste et des troubles du comportement alimentaire.

Je n’aime pas les « si », car malgré la douleur j’accepte pleinement mon passé, mais ça ne m’empêche pas de me dire parfois que si je n’avais pas subi de harcèlement scolaire, je ne serais pas un loup solitaire, j’aurais confiance en moi, je n’aurais pas cette impression quasi-permanente d’être de trop, je ne me serais jamais auto-mutilée, j’aurais pu faire de brillantes études car malheureusement la dépression et l’anorexie ont gâché mes études supérieures, que je n’ai pas pu valider. On m'encourage parfois à les reprendre mais la peur de l'échec reste et je n'ai pas envie une fois de plus de devoir tout arrêter en cours de route, ça serait la fois de trop, je ne le supporterais pas.

Pendant des années, je me suis sentie vide : il y avait un trou béant en moi que je n’arrivais à reboucher. Il y a fallu que je devienne maman pour que ce trou noir se rebouche.

Aujourd’hui, je vais mieux mais tout est loin d’être réglé. Ma dépression est guérie, je peux dire merci à ma fille chérie qui m’a enfin redonné goût à la vie mais je reste malgré tout fragile et j'ai toujours cette peur au ventre que cette fichue dépression revienne et m'avale tout crue.

L’anorexie est plus ou moins en rémission : j'ai un poids normal alors tout le monde pense que je suis guérie mais je reste en guerre contre mon corps et ma relation à la nourriture reste compliquée Je dirais que j'ai surtout appris à vivre avec mes troubles alimentaires et qu'au bout de 15 ans j'ai trouvé un équilibre.

Mon estime de moi n’est toujours pas terrible, même si j’ai appris à le cacher...parce qu'il le faut, parce que je refuse qu'on me marche à nouveau sur mes pieds. Je crois que je pourrais être très méchante si c'était le cas...

Je reste une personne anxieuse qui évite au maximum les situations angoissantes. Des fois j'ai l'impression que mes angoisses vont mieux mais non, quand une situation angoissante se pointe je suis tétanisée. J'ai stresse pour les vacances, pour le moindre rendez-vous, pour le moindre changement dans ma vie...et je peux vous dire que souvent c'est épuisant parce qu'à la fin je suis toujours en train de me battre contre moi-même.

Je suis toujours quelqu’un d’ultra-sensible qui culpabilise à la vitesse de la lumière.

J’ai toujours cette foutue impression d’être de trop. J’ai toujours cette foutue impression d’être une personne inintéressante. Ça m'arrive parfois de me demander ce que l'amoureux me trouve...

Malgré tout j'essaie de prendre la vie du bon côté parce qu'il faut, parce que je veux être heureuse, parce que je veux être épanouie. Mais ce passé est gravé à jamais dans mon corps et dans mes veines. J'ai beau l'avoir accepter, les restes sont là et mes hantes.

Des psy pour m'aider j'en ai vu, ils ont surtout aidé mon portefeuille à se vider...

Si je vais mieux aujourd'hui c'est grâce à ma mère et son amour inconditionnel qui a toujours été la pour moi, c'est grâce à ma fille qui a rempli le néant qui me dévorait de l'intérieur, c'est grâce mon amoureux qui m'aime comme je suis, grâce à mes proches amis à l'écoute attentive et parce que malgré toutes les merdes que j'ai pu avoir dans ma vie j'ai cette furieuse envie de vivre.


Si l'envie vous dit, vous pouvez aller sur le site de France Télévision pour signer le manifeste contre le harcèlement scolaire http://www.francetv.fr/temoignages/harcelement-scolaire/, on peut également témoigner anonymement ou non.

Et si vous ne l'avez pas vu, vous pouvez regarder en replay le numéro d'infrarouge consacré au harcèlement scolaire http://www.france2.fr/emissions/infrarouge


mercredi 27 juillet 2016

Quand les industriels nous prennent pour des c*** {humeur}

Ce n'est pas neuf, on le sait que les industriels nous prennent pour des imbéciles mais je crois qu'en ce moment on atteint des sommets... Entre la publicité d'une eau minérale qui se targue d'être 0 calorie...euh ben normal quoi l'eau ça a toujours été sans calorie ou les cacaos qui nous sortent une nouvelle formule moins sucrée à dormir débout.

Aujourd'hui l'amoureux a reçu tout un colis par l'intermédiaire des initiés du nouveau nesquik (pour ne pas le citer) qui se vante d'être 37% moins sucré...ah oui mais stop je vous arrête il n'est pas 37% moins sucré que l'ancienne version du nesquik...ben non ça serait trop beau. Il est 37% moins sucré que la moyenne des boissons cacaotées des autres marques...Bref comment dire on nous prendre pour des quiches,un joli foutage de gueule quoi.





Dans la nouvelle formule il y a certes un peu moins de sucre mais il y a aussi moins de cacao. On passe de 21,3% de cacao à 18 %, c'est quand même dommage pour du cacao, nan?

Le sucre  quand à lui est remplacé en partie d'autres sucrants dont ;
  • la maltodextrine qui est l'ingrédient principal des « weight gainers » ces complétements alimentaires pour la prise de masse...
  • la dextrine de mais qui est aussi un glucide. De plus le mais peut être totalement ou partiellement OGM sans que cela soit ajouté sur l'étiquette...miam miam les bons OGM
  • le sirop de glucose qui est connu pour détruire le pancréas et favoriser le diabète de type 2, sympa pour les enfants


Donc je récapitule on passe d'une composition à 2 sucres à une composition à 4 sucres. Le cacao arrive en 4 ème position...


Nesquik normalNesquik allegé en sucre

Valeurs Nutritionnelles pour 100ml

70 Kcal
Matières Grasses 1,8 g
dont Acides Gras Saturés1 g
Glucides 9,8 g
dont Sucres9,5 g
Protéine 3,6 g
Sel 0,14 g

Valeurs Nutritionnelles pour 100ml

68 cal
Matières grasses 1,8g
dont acides gras saturés 1g
Glucides 8,6
dont sucre 7 g
fibres 1,6
protéines 3,5
sel 0,14


Alors la nouvelle version est-elle vraiment moins sucrée ? Il y a 2,5 g de sucre de différence entre les 2 versions pour 100 ml  soit 22% de sucre en moins...bref on est loin des 37 %.

Et le pire dans l'histoire ? La nouvelle recette n'est pas bonne (encore je suis gentille)...ça manque de goût...on sent même pas le cacao...c'est ennuyant pour une boisson chocolatée...

Heureusement que la marque est engagée depuis 45 ans au service de la nutrition...pouahhhh

Aujourd'hui j'épingle ce produit parce que j'ai eu cette exemple sous mes yeux. Faites attention l'industrie agro-alimentaire nous fait souvent des coups du genre. N'oubliez pas de bien lire les étiquettes que ce soit la composition des aliments mais aussi les valeurs nutritionnelles et ne vous arrêtez pas qu'aux calories.

Je consomme des produits industriels, je ne vais pas vous mentir mais je les choisis judicieusement et heureusement il en existe avec des compositions nickels.

On peut aussi de temps à autre consommer des produits dit "cracra" mais prenez garde aux produits que vous consommez quotidiennement notre santé est en jeu.


Sur ce je vous souhaite une belle soirée

Je vous embrasse

vendredi 22 juillet 2016

Un an plus tard

Aujourd'hui j'avais envie de faire le point sur mon alimentation qui en une année a vraiment bien évolué. Souvent on ne se rend pas compte de nos progrès, il faut alors prendre le temps de se poser 5 minutes et de regarder derrière nous pour observer notre évolution.

Comme vous le savez probablement pendant de nombreuses années l'anorexie a fait partie de ma vie avec son lot de privations, de compulsions et de culpabilité. Pendant des années j'ai eu cette impression de me battre dans le vide et surtout que je ne verrais jamais le bout de cet enfer. Cette guerre contre moi même pour aller mieux m'épuisait puisque je faisais du sur place, à force c'est juste déprimant, on se questionne sur l'utilité de la chose puisqu'il n'y a pas le moindre résultat.

Je dirais au bas mot que ça fait un an maintenant que je remange bien (alors je ne m'affamais plus depuis la naissance de ma fille mais mon alimentation restait bien marquée par la maladie malgré tout)et pour le coup je peux dire merci à instagram. Si sur IG il y a de nombreuses filles qui se sous-alimentent il y a celles-aussi qui mangent à leur faim et de tout pour être en forme dans leur pratique sportive et en bonne santé. J'ai donc pris exemple sur elles. Je me suis rendue compte que finalement on pouvait manger plus sans grossir (enfin sans dépasser son poids de forme quoi,à un moment donné il faut accepter que notre corps est fait pour un certain poids même s'il ne correspond pas à notre idéal et à l'idéal de la société) Il y a aussi mes deux diététiciennes préférées qui lorsque j'ai un doute me rassure.

Pendant longtemps le midi j'ai grignoté yaourt et fruits...bref on peut pas dire que c'était un repas bien que j'essayais de m'en persuader...ah le déni... Je me privais aussi de nombreuses choses que j'appréciais sans forcément m'en rendre compte...disant « non non j'aime pas »...genre la galette des rois. Mais bien entendu que j'aime la galette des rois, j'ai longtemps prétexté du contraire à cause de la richesse de ce dessert.




L'été dernier j'ai commencé doucement mais sûrement à remanger pour de « vrai ». Ça s'est fait par étapes, j'ai réintégré dans un premier temps un peu de féculent et en guise de protéines je prenais un shaker. Les mois passant je suis revenue à un vrai repas de midi complet aka une grosse assiette composée de protéines, glucides, légumes et un yaourt Je ne vais pas vous mentir ça n'a pas toujours été simple, pendant longtemps la peur de grossir était omniprésente. Je me rassurais en me disant qu'au pire je savais comment m'affamer et maigrir...oui on se rassure comme on peut. Encore maintenant il m'arrive d'avoir des coups de flips mais coûte que coûte je m'accroche.

L'année dernière j'ai décidé aussi d'accepter toutes les compulsions au lieu de les repousser. De toute manière une compulsion repoussée, c'est une compulsion qui revient puissance 3. Si la compulsion est là c'est pour une raison : ça peut être la faim, les émotions... Il faut l'accepter pour passer à autre chose. Par exemple j'ai commencer à acheter un paquet de gâteau qui me faisait envie et m'autoriser à le manger en entier. Petit à petit j'ai vu mes compulsions diminuer, maintenant elles sont quasiment inexistantes. Alors des fois j'ai des petits accidents à cause du stress ou de mes émotions mais c'est franchement du pipi de chat. Je m'autorise aussi des gros moments de gourmandises parce que c'est bon et ça fait du bien au moral. Hier j'ai eu un énorme moment de colère mêlé de stress avant j'aurais ouvert le placard et mangé. Là je n'en ai pas eu envie. J'ai pleuré. J'ai accepté ce que je ressentais. J'ai accepté le fait que je ne pouvais rien y faire à part attendre que ça passe.

Ce qui a changé aussi c'est que je m'autorise tous les aliments et du coup au fil des mois les frustrations accumulées pendant des années se sont envolées. Quand quelque chose n'est plus interdit, il ne nous obsède plus, c'est aussi simple que ça. Vous n'avez jamais remarqué que plus on essaie de contrôler notre alimentation, plus ça part en grand n'importe quoi ?



J'ai d'ailleurs fait un test samedi dernier pour voir où j'en étais dans mon alimentation. J'avais acheté exprès un maxi pot de Ben & Jerry's que j'adore...aka le peanut butter cup. Avant j'aurais raclé le pot en entier car mon estomac aurait été sans fond et j'aurais appliqué la théorie du foutu pour foutu. Là à la moitié du pot je me suis arrêtée satisfaite et rassasiée. Depuis mon reste de glace m'attend dans le congélateur attendant ma prochaine envie.Avant j'aurais été hantée par ce reste de glace. J'aurais tellement été obnubilée que je l'aurais déjà avalé goulûment...maintenant ben je m'en fous. Je sais que lorsque j'en aurais vraiment envie je mangerais ma glace et que non ça ne sera pas la dernière glace de ma vie.

Tout l'hiver je me suis autorisée régulièrement de la glace, du coup ce n'est plus un aliment interdit donc je n'en ai plus envie. L'été dernier j'étais encore capable de descendre une boite de magnum à moi toute seule tout en me disant c'est la dernière fois...et j'attendais avec impatience la prochaine glace que je m'en autoriserais une .

Là à ma grande surprise je m'en balance de ma prochaine glace et ça me fait tout bizarre...et je ressens une petite fierté.

Je vois aussi que ma relation à mon alimentation s'est apaisée par rapport à mon petit déjeuner. Il n'y a encore pas si longtemps j'étais obsédée par mon petit déjeuner : le soir je pensais déjà à mon petit déjeuner...des fois je passais 30 minutes au fond de mon lit à me demander ce que j'allais manger le lendemain matin. Même si le petit déjeuner reste mon repas favoris je ne suis plus là trépigner d'impatience qu'il arrive.


Tous ces progrès ont pris du temps, je dirais une bonne année. Et avant ça il y a eu 14 autres années de combat. J'ai eu aussi des bas que j'ai combattu à bras le corps parce que non la famine et les privations je ne veux plus. Je ne veux plus de cet enfer. Je continuerais à me battre et à me méfier de cette maladie insidieuse toute ma vie car je sais que même si je vais mieux elle reste terrée dans un coin de moi.

J'ai appris à lâcher prise petit à petit, doucement mais sûrement. Le lâcher prise est très important que ce soit au niveau de l'alimentation, du sport ou du reste car à si on ne lâche pas prise on s'épuise toute seule. Et de toute manière il faut se faire à l'idée qu'on ne peut pas tout contrôler.

Je suis fière de mes petites avancées, j'y vais doucement mais sûrement, sans pression, sans me presser. Le seul mot d'ordre avancer et ne pas reculer. Je veux être heureuse, me sentir bien dans ma vie et j'ai bien compris que ce n'est pas dans l’hyper-contrôle de son alimentation ou de son corps qu'on trouve le bonheur.



Si vous aussi votre relation à l'alimentation, à votre corps est difficile, ne perdez pas espoir. Le combat peut être long mais il en vaut largement la peine.Le bonheur ne se trouve pas dans un corps parfait, dans un poids, une alimentation parfaite. Le bonheur c'est plus une manière de voir la vie et tant qu'on reste centrée sur soi-même on ne peut pas s'en rendre compte.

Je vous souhaite une douce soirée et vous embrasse.


mardi 5 juillet 2016

Parlons partenariat

En ce moment la grande famille IG parle beaucoup des partenariats avec les marques. Certains les dénoncent vivement pendant que d'autres se justifient de leurs choix.

J'ai ouvert mon premier compte instagram en avril 2012 et je me suis vite rendue compte du potentiel marketing de cette application. Au fil des années j'ai arrêté d'acheter des magazines féminins qui rabâchaient toujours les mêmes choses pour piocher mes idées shoppin en flânant sur IG. Combien de fois ai-je acheté tel ou tel produit parce que je l'avais vu sur Instagram ? Je ne compte même plus !

En 2015 j'ai ouvert mon second compte axé sur le sport et l'alimentation. Au fil des mois mon nombre de followers a bien grandi ce qui fait que je suis considérée comme une influenceuse par les marques. Ça me fait toujours sourire quand j'y pense.




D'ailleurs je ne vous le cache pas les partenariats je les apprécie, ils mettent du beurre dans les épinards. Je ne suis pas pauvre, mais je ne suis pas non plus blindée de thunes. Il y a des produits que j'aimerais tester mais le prix me rebutent alors lorsque la marque me propose de le tester je ne dis pas non. Après ce n'est pas parce qu'on me donne le produit qu'on achète mon avis, si j'aime je le dis si j'aime pas je le dis et ma foi tant pis si ça ne plaît pas à la marque.

La majorité des produits dont je parle sur mon blog, mon IG et ma chaîne YouTube je les achète avec mes sous. Combien ont acheté le tofu à l'ail des ours dont je raffole ? Combien de fois je montre mes courses faites en magasin bio qui me coûtent un rein ?

Plus mon nombre de followers montent plus je suis courtisée par les marques. J'avoue c'est plaisant, on ne va pas se mentir. J'accepte les partenariats qui m'intéressent uniquement tout simplement parce que je ne vois pas l'intérêt de recevoir des produits dont je n'aurais pas l'utilité.

Parfois si j'ai envie de tester un produit mais que je n'ai pas l'argent pour le payer j'y vais au culot et je vais démarcher la marque. J'ai fait ça par exemple avec la marque de desserts végétaux The Coconut Collaborative que je ne trouvais pas en magasin et que je rêvais tester.Au pire j'ai un non, au mieux j'ai un oui. En général la marque est gagnante parce que je ne suis pas très gourmande. Quand certaines blogueuses conseillent de ne pas faire un billet contre au moins 70 euros de produits ou assimilés moi je me contente d'une vingtaine d'euros de produits (même moins parfois) et d'avoir la possibilité d'organiser un concours pour mes abonnés. Ce que je trouve déjà bien payé pour un billet de blog que je mets une petite heure à rédiger.

Parfois il y a des produits que je n’achèterais par forcément mais puisqu'on me propose de les tester pourquoi pas. On ne fait rien de mieux que de pouvoir se faire soi même son avis, non ?

Certains critiquent le fait que certaines marques rémunèrent les photos de leurs produits. Moi ça ne me choque pas, après tous les footballeurs ils se font combien pour dire que le mac doc c'est cool ? Est-ce qu'on les emmerde eux pour une pub où ils gagnent l'équivalent de 3 années de salaire d'un français moyen ? Sur Instagram il paraît que certaines personnes se font 150 euros par photo, ma foi c'est bien pour elles. Mais là plupart ça va être une dizaine d'euros...même pas de quoi se payer un pot de purée d'amande.

Les partenariats ne sont pas toujours tout rose. Des fois on vient vous séduire en disant que votre compte instagram est génial blabla...la personne fait comme si elle vous suivait et s'intéressait à vous. Puis quand tu réponds au mail tu te rends compte que c'est un robot qui te répond. D'ailleurs ce compte IG qui vend un ebook m'a contacté de nombreuses fois me relançant toujours avec le même mail. C'est moyen je trouve. Je n'ai jamais répondu.

J'avoue que sur IG je suis plus agacée par les gens qui vendent des ebooks où ils jouent au nutritionniste sans en avoir les diplômes.

Que les gens fassent des partenariats sur IG ne me gêne pas, si certains gagnent de l'argent comme ça why not. De toute manière il y a exactement la même polémique avec les Youtubers et Youtubeuses. C'est plus généralement un problème français, parler argent ça reste un sujet bien tabou.

Que j'achète le produit, qu'on me le donne, qu'on décide de me payer je donnerais toujours MON avis. J'ai jamais laissé un mec m’acheter, c'est pas pour laisser une marque le faire !


Et soyons bien d'accord on n'obtient pas sa silhouette de rêve avec des produits miracles mais en se sortant les doigts du cul.


Je vous invite à lire sur le même sujet l'article de ma copine Amandine qui complète parfaitement ma pensée http://www.dineandmove.fr/partenariats-et-polemique.html


Je vous embrasse. 


Belle soirée mes fitchoux